Israël menace le Hamas

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le reportage de Luc Lapierre

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou se dit « prêt à l'escalade » après une nouvelle flambée de violences le long de la frontière avec Gaza, samedi, qui a fait 6 morts et 32 blessés palestiniens, ainsi que 8 blessés israéliens.

La confrontation a commencé après un tir de missile antichar palestinien contre une jeep de l'armée israélienne à la lisière de la bande de Gaza.

L'armée israélienne a riposté avec des tirs d'artillerie sur Gaza. Des lancements de roquettes contre le sud d'Israël ont suivi, selon des images diffusées par des militants palestiniens.

Six mouvements palestiniens, dont le Hamas, ont revendiqué dans un communiqué conjoint les tirs de roquettes et d'obus de mortier.

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a réagi en lançant une mise en garde. « Le monde doit comprendre qu'Israël ne restera pas l'arme au pied face aux tentatives de s'en prendre à nous et nous sommes prêts à riposter plus fermement », a-t-il déclaré.

Le ministre de la Défense Ehoud Barak a lui aussi lancé une ferme mise en garde visant en particulier le Hamas. « Nous frapperons avec force. Si nous devons retourner à Gaza pour mater le Hamas et restaurer la sécurité des Israéliens nous n'hésiterons pas à le faire », a-t-il dit.

Alors que des élections générales sont prévues le 22 janvier en Israël, M. Netanyahou est en tête dans les sondages, et plusieurs observateurs estiment qu'il tient, en période électorale, à projeter une image de fermeté devant l'électorat.

« Chaque tir, chaque incident faisant des blessés israéliens rapproche Israël d'une opération militaire », publiait le quotidien de gauche Haaretz. Le journal rappelle par ailleurs qu'en novembre 2008, trois mois avant les dernières élections législatives, un cessez-le-feu avec le Hamas avait volé en éclats, déclenchant l'opération Plomb durci, une puissante offensive contre Gaza qui avait fait 1440 morts du côté palestinien et 13 du côté israélien.

La Palestine poursuit ses démarches pour devenir État non membre à l'ONU

Dans un discours à Ramallah à l'occasion du huitième anniversaire de la mort du leader palestinien Yasser Arafat, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a confirmé que la demande d'élévation de la Palestine au statut d'État non membre de l'ONU serait déposée ce mois-ci.

« Nous allons à l'ONU en novembre 2012, pas en 2013 ni en 2014. » — Mahmoud Abbas

M. Abbas voulait ainsi mettre un terme aux spéculations sur le report de cette démarche. Il passe aussi outre à la demande du président américain Barack Obama de ne pas aller de l'avant avec cette demande. Une longue conversation téléphonique entre les deux hommes, dimanche, n'a pas ébranlé la volonté de Mahmoud Abbas.

« La réaction hystérique d'Israël à notre entreprise à l'ONU est due à sa volonté de poursuivre l'occupation. » — Mahmoud Abbas

La représentation palestinienne à l'ONU a dévoilé jeudi un projet de résolution qui « réaffirme le droit du peuple palestinien à l'autodétermination » sur les bases des lignes d'avant la guerre de 1967. Le projet de résolution demande à l'Assemblée générale, où la majorité simple lui semble acquise, d'accorder à la Palestine le statut d'État non membre.

Le président Abbas estime que c'est la seule voie pour contrer la colonisation des territoires occupés par Israël et pour sauver la solution à deux États.

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