Nucléaire : Washington nie un accord avec l'Iran sur des pourparlers

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Reuters
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad visite l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, située sous terre Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad visite l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, située sous terre  Photo :  AFP/Site du bureau du président iranien

Washington a démenti une information publiée par le New York Times selon laquelle les États-Unis et l'Iran se seraient entendus pour tenir des pourparlers directs sur le dossier nucléaire iranien.La Maison-Blanche qui a toutefois assuré son intérêt a entamé de telles négociations directes.

« Il n'est pas vrai que les États-Unis et l'Iran se sont mis d'accord sur des pourparlers bilatéraux ou sur quelque rencontre que ce soit après les élections américaines », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), Tommy Vietor.

« Nous allons continuer à travailler à une solution diplomatique avec le groupe des 5+1 [les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne], et nous avons dit depuis le début que nous étions prêts à des rencontres bilatérales », a ajouté M. Vietor dans un communiqué.

« Le président (Barack Obama) a dit clairement qu'il empêcherait l'Iran de se doter d'une arme nucléaire, et il fera le nécessaire pour y parvenir », a encore déclaré le porte-parole du NSC, le cabinet de politique étrangère du président américain.

Malgré des sanctions internationales importantes, le programme nucléaire iranien continuerait de progresser, ce qui fait craindre aux nations occidentales que l'Iran soit déterminé à se doter de l'arme atomique.

Iran et présidentielle

Le dossier iranien devrait se retrouver à l'ordre du jour du débat entre les candidats à la présidence américaine, lundi. Ce troisième et dernier affrontement portera sur les enjeux liés à la politique étrangère.

Le candidat républicain Mitt Romney a reproché à plusieurs reprises à Barack Obama de ne pas avoir réussi à mettre un frein aux ambitions nucléaires de Téhéran qui s'est toujours défendu de vouloir s'en servir à des fins militaires.

M. Romney a aussi dit que les États-Unis devaient constituer une menace militaire plus importante.

Le New York Times rapportait d'ailleurs que Téhéran souhaitait que les rencontres se déroulent après l'élection du 6 novembre, car les responsables iraniens voulaient d'abord savoir avec quel président ils devraient traiter.

Alors que la guerre en Afghanistan diminue en importance et que celle en Irak est terminée, les craintes que l'Iran ne constitue le prochain terrain d'une guerre américaine grandissent.

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