Le monde arabe en mutation

Des salafistes détruisent deux mausolées musulmans en Libye

Radio-Canada avec Agence France-Presse, La Presse Canadienne et Reuters
Les décombres du mausolée Al-Shaab Al-Dahman, près de Tripoli Les décombres du mausolée Al-Shaab Al-Dahman, près de la capitale libyenne.  Photo :  AFP/MAHMUD TURKIA

Les autorités libyennes ont dénoncé la destruction de deux mausolées musulmans par des islamistes fondamentalistes. Elles promettent de poursuivre les responsables.

Des islamistes radicaux libyens ont démoli samedi à coup de pelleteuse le mausolée d'Al-Chaab al-Dahmani, situé près de Tripoli. Ils ont également profané le tombeau de ce sage, qui est un lieu de pèlerinage pour certains musulmans.

Vendredi, des dizaines d'intégristes avaient fait exploser le mausolée du cheikh Abdessalem Al-Asmar, un théologien soufi du XVIe siècle, qui se trouve à Zliten, qui se trouve à 160 km à l'est de la capitale libyenne.

Les auteurs de ces actes ont filmé la destruction du mausolée. Ils ont ensuite diffuser leurs vidéos sur Internet.

Un autre monument funéraire, celui du Cheikh Ahmed Al-Zarrouk, aurait été détruit à Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli.

Les intégristes s'opposent à ces sanctuaires érigés à la mémoire de saints. Ils jugent que ces monuments font l'objet d'une « vénération » qui, selon eux, contrevient à l'unicité de Dieu, précepte fondateur de l'islam.

Les services de sécurité montrés du doigt

Mohamed Al-Megaryef, président du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité du pays depuis les élections du 7 juillet, a montré du doigt des membres des services de sécurité et des ex-rebelles, qu'il accuse de participer à ces attaques.

Il a indiqué que le chef du gouvernement, les ministres de la Défense et de l'Intérieur, le chef des renseignements et les responsables des services de sécurité avaient été convoqués au Congrès pour s'expliquer auprès des députés.

Cette convocation survient alors que le ministre de l'Intérieur Fawzi Abdelali a présenté dimanche sa démission pour protester contre les critiques sur le rendement des forces de sécurité après la recrudescence des violences en Libye.

Le malaise est était encore plus perceptible au sein des autorités après l'annonce de la saisie de dizaines de chars et de lance-missiles chez une milice de partisans de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Tripoli.

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