Un attentat-suicide revendiqué par les talibans en Afghanistan (archives)
Photo : AFP/SHAH MARAI
Trois attentats sont survenus dans trois provinces différentes d'Afghanistan mardi, tuant près de 50 civils. Si le bilan ne prend en compte que les civils, le 14 août est la journée la plus sanglante de l'année 2012.
Mardi, les attaques ont touché les provinces de Nimroz (sud-ouest), Kunduz (nord) et le Badakhshan (nord-est). Dans les deux premiers cas, des marchés ont été pris pour cible, faisant un maximum de victimes.
Nimroz est un territoire habituellement calme, à l'exception d'une tuerie, le 11 août, quand un policier avait retourné son arme contre 11 de ses collègues. Mardi, au moins 31 personnes ont péri dans la capitale de la province et une centaine d'autres ont été blessées, selon le gouverneur Abdul Karim Brahawi.
Trois kamikazes se sont fait exploser « près d'un bazar où beaucoup de gens s'étaient rassemblés pour faire des courses avant l'Aïd el-Fitr », les fêtes de fin du ramadan, qui se termine en fin de semaine, a indiqué Mujibullah Latifi, l'adjoint du chef de la police de la province de Nimroz.
« Les attaques contre des musulmans alors qu'ils jeûnent sont un signe d'inimitié contre l'islam », a commenté le président Hamid Karzaï, qui a condamné cet attentat « dans les termes les plus forts ».
Dans la province de Kunduz, l'une des plus violentes du nord du pays, au moins 9 personnes ont été tuées et 36 blessées, selon un porte-parole de la police de ce territoire. Une bombe, fixée à une moto, a été actionnée à distance dans un marché.
Dans le Badakhshan (nord-est), une province plutôt calme, un gouverneur de district a été assassiné dans une embuscade, ainsi que trois gardes et un policier.
Les civils paient le plus lourd tribut de la guerre en Afghanistan. Selon la mission des Nations unies dans le pays (Unama), plus de 13 000 civils afghans ont péri à cause de la guerre depuis 2007.