16 gardes-frontières égyptiens tués dans une attaque dans le Sinaï

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Un poste-frontiere égyptien à la frontière avec Israël. Un poste-frontiere égyptien à la frontière avec Israël.  Photo :  AFP/DAVID BUIMOVITCH

Des hommes armés ont attaqué un poste-frontière entre l'Égypte et Israël, tuant 16 gardes-frontières égyptiens. Ils ont ensuite pénétré sur le territoire israélien où ils ont été neutralisés.

Un haut responsable égyptien de la sécurité a accusé des djihadistes venus de la bande de Gaza d'être à l'origine de l'attaque, qui n'a toutefois pas été revendiquée dans l'immédiat.

« Des éléments jihadistes infiltrés de la bande de Gaza à travers les tunnels, en collaboration avec des éléments djihadistes des régions d'Al-Mahdiya et de Gabal Halal [en Égypte], ont attaqué un poste-frontière pendant que les soldats et les officiers prenaient l'iftar », a-t-il affirmé, cité par l'agence Mena.

Une porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Avital Leibovich, a indiqué de son côté qu'il était trop tôt pour déterminer l'affiliation des membres du commando et leur objectif. Le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a pour sa part condamné le meurtre des policiers égyptiens.

En réaction à l'attaque, l'Égypte a décidé de fermer indéfiniment le terminal de Rafah, à sa frontière avec la bande de Gaza, selon les médias officiels.

Le gouvernement israélien a exhorté l'Égypte à reprendre le contrôle du Sinaï, où la situation s'est détériorée depuis la chute de Hosni Moubarak en 2011. Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a estimé que l'assaut soulignait « la nécessité pour les autorités égyptiennes d'agir fermement pour rétablir la sécurité et lutter contre le terrorisme dans le Sinaï ».

Dans une allocution télévisée dimanche soir, le président égyptien Mohamed Morsi a promis que les forces de sécurité imposeront « tout leur contrôle sur ces régions ».

Des « instructions claires » ont été données pour reprendre « le contrôle total du Sinaï » et pour « pourchasser et mettre la main sur les auteurs de ce crime », a déclaré M. Morsi. Les assaillants « le paieraient cher », tout comme « ceux qui collaboreront avec eux », a-t-il poursuivi.

Israël a de son côté accéléré la construction d'une clôture le long des 240 kilomètres de la frontière avec l'Égypte.

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