Frontière contestée entre le Soudan et le Soudan du Sud
En visite à Juba, la capitale du Soudan du Sud, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a exhorté les deux Soudans à accepter « des compromis » pour régler leurs différends.
« Les deux pays vont devoir trouver des compromis pour combler les divergences qui subsistent entre eux », a-t-elle déclaré, en référence aux sujets non réglés par l'accord de paix signé en 2005 par Khartoum et Juba et qui a mené à l'indépendance du Soudan du Sud, le 9 juillet 2011.
Parmi les litiges entre les deux pays, qui menacent de provoquer un conflit armé, il y a la démarcation de la frontière commune, le statut de zones contestées ainsi que le partage des ressources pétrolières du Soudan d'avant la partition.
Juba et Khartoum s'accusent mutuellement de soutenir des groupes rebelles sur le territoire de l'autre.
Mme Clinton a demandé que les deux pays signent « un accord provisoire » sur le pétrole. Cet accord mettra fin à l'arrêt de la production décidée en janvier par Juba.
Même si le Soudan du Sud a récupéré les trois quarts des réserves de pétrole de l'ancien Soudan, il dépend des oléoducs du Soudan pour l'exportation.
N'ayant pas trouvé d'accord sur les redevances de passages, Khartoum a décidé de prélever une partie de son pétrole. Conséquence : Juba a fermé les robinets.
L'arrêt de la production a privé le Soudan du Sud de 98 % de ses ressources, ce qui a entraîné une forte poussée de l'inflation, tout en aggravant la situation économique déjà difficile de Khartoum.