Le monde arabe en mutation

Égypte : le premier gouvernement de l'ère post-Moubarak

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le premier ministre Hicham Kandil (à gauche) et le président Mohamed Morsi. Le premier ministre Hicham Kandil (à gauche) et le président Mohamed Morsi.

Hicham Kandil, le premier ministre désigné par le président égyptien Mohamed Morsi, a formé son gouvernement mercredi.

Le nouveau cabinet est formé essentiellement de technocrates et d'islamistes. Le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) et ministre de la Défense depuis 20 ans, conserve son poste.

Les ministres sortants des Finances Momtaz Al-Saïd et des Affaires étrangères Mohammed Kamel Amr gardent leur portefeuille, selon la télévision Nile News, qui n'a pas donné la liste complète du nouveau gouvernement.

Le ministère de l'Intérieur, qui était détenu par Mohammed Ibrahim, passe en revanche à Ahmed Gamaleddine, l'un des adjoints du ministre de l'Intérieur et anciennement directeur de la sécurité du gouvernorat d'Assiout, au sud du Caire.

Le ministère de l'Éducation reviendra à Mostafa Mossaad et celui du Logement à Tarek Wafik, deux personnalités issues de la formation politique des Frères musulmans, le Parti de la Liberté et de la Justice.

Le nouveau gouvernement doit prêter serment jeudi.

L'annonce de ce nouveau cabinet a suscité quelques réactions au Caire.

« Nous sommes bien loin d'un gouvernement révolutionnaire, bien loin aussi d'un afflux de sang neuf à la tête de l'Égypte », a commenté Moustapha Kamal al Sayyid, professeur de sciences politiques à l'Université du Caire.

Refaat El-Saïd, chef du parti de gauche Tagammou, estime que « c'est un gouvernement qui sert les intérêts des Frères musulmans ».