Un Américain qui voulait attaquer le Pentagone avec des avions téléguidés plaide coupable

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le Pentagone Le Pentagone  Photo :  AFP/Ken Hammond

Un Américain accusé d'avoir voulu perpétrer des attentats avec des avions téléguidés bourrés d'explosif contre le Pentagone et le Capitole, à Washington, a plaidé coupable mardi.

Au terme d'un accord entre les procureurs et les avocats de la défense, Rezwan Fredeus, 26 ans, a accepté une peine de 17 ans de prison.

Sa peine sera officiellement prononcée le 20 juillet,

Originaire d'Ashland près de Boston, le diplômé en physique avait dans un premier temps plaidé non coupable à six chefs d'accusation.

Il a finalement accepté de plaider coupable d'avoir tenté de détruire un bâtiment fédéral et d'avoir fourni un soutien matériel à des terroristes, en échange de l'abandon des quatre autres chefs d'accusation retenus contre lui.

Un des avions téléguidés qui auraient pu être remplis d'explosifs pour attaquer le Pentagone et le Capitole, selon les autorités américaines Un des avions téléguidés qui auraient pu être remplis d'explosifs pour attaquer le Pentagone et le Capitole, selon les autorités américaines  Photo :  AFP/Bureau du procureur du district du Massachusetts

Arrêté le 28 septembre 2011, Rezawan Fredeus préparait ses attentats depuis janvier 2010, explique l'accusation.

Dans des conversations enregistrées par le FBI, il avait affirmé vouloir « attaquer les armées d'infidèles et tuer un maximum de personnes ».

Se confiant à un agent du FBI se faisant passer pour un membre d'Al-Qaïda, il a fait part de son intention d'attaquer le Pentagone avec des petits avions téléguidés « semblables à un petit drone », bourrés d'explosifs.

Il avait même choisi deux modèles, le F-4 Phantom et le F-86 Sabre, des appareils mesurant entre 1,5 et 2 mètres de long, et entre 1,2 à 1,6 mètre de large, précise l'acte d'accusation.

Rezwan Fredeus entendait également cibler le Congrès en visant le dôme du Capitole.

Ses projets étaient à stade avancé selon le rapport du FBI. Il avait déjà repéré les lieux et photographié ses cibles en mai. En plus des hélicoptères téléguidés, il comptait sur l'aide de cinq personnes munies d'armes automatiques.

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