Entente à Genève en vue d'une transition en Syrie

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Reuters
Kofi Annan, l'émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie  Photo :  Martial Trezzini

Le Groupe d'action sur la Syrie a conclu un accord sur les principes d'une transition dans ce pays.

L'accord conclu samedi à Genève a ouvert « la voie à l'ère post-Assad », selon la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton qui estime que Bachar Al-Assad ne pourra pas rester dans le gouvernement de transition étant donné « le sang qu'il a sur les mains ». Les États-Unis, a-t-elle ajouté, vont saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour lui soumettre cet accord.

Mais, la Russie et la Chine, même si elles ont accepté le plan, soutiennent qu'aucun groupe ne doit être exclu du processus de transition.

L'accord prévoit que le gouvernement de transition puisse inclure des membres du gouvernement actuel.

Mais, l'émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a aussi déclaré qu'il doutait que les Syriens choisissent pour les diriger des personnes « qui ont du sang sur les mains ».

« L'organe de gouvernement transitoire exercera les pouvoirs exécutifs. Il pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l'opposition et d'autres groupes et doit être formé sur la base d'un consentement mutuel », a indiqué M. Annan.

Plus tôt, samedi, lors de son discours d'ouverture de la réunion, Kofi Annan avait déclaré que la communauté internationale porterait une partie de la responsabilité des morts en Syrie si elle reste divisée sur la question syrienne.

Le Groupe d'action sur la Syrie, constitué par M. Annan, rassemble des chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, de pays représentant la Ligue arabe ainsi que la Haute représentante aux Affaires étrangères de l'Union européenne.

Le Canada a lancé un nouvel appel à une sortie de crise

Ottawa soutient qu'il est absolument nécessaire de trouver une solution diplomatique à la crise qui secoue la Syrie.
Un porte-parole du ministre des Affaires étrangères, John Baird, a déclaré que la violence perpétuelle au pays devenait « rapidement hors de contrôle ».
Le texte laisse toutefois la porte ouverte à une implication du président de la Syrie, Bachar el-Assad, et ce, à la demande de la Russie, alliée de longue date de Damas.
Le porte-parole du ministre Baird a indiqué que le Canada soutient le plan d'action de l'ONU et croit que le document « demeure le meilleur espoir » pour qu'une résolution pacifique et rapide au conflit soit mise en oeuvre.
Mais Rick Roth a poursuivi en indiquant qu'il n'était pas de l'avis du Canada que le président el-Assad doive demeurer à la tête de la Syrie; une telle chose serait sans doute inacceptable pour ceux qui travaillent à ramener la paix dans le pays, a-t-il fait valoir.

Après plus de 15 mois, la répression et les combats ont fait plus de 15 800 morts en Syrie, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

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