Les Mexicains se choisiront un nouveau président dimanche prochain. Tout indique que leur mécontentement va se traduire par un retour du Parti révolutionnaire institutionnel au pouvoir, le PRI.
Les derniers sondages en date confirment qu'Enrique Peña Nieto, le candidat du PRI, devrait l'emporter largement.
Enrique Peña Nieto a conclu sa campagne dans son fief de l'État de Mexico en promettant sécurité et croissance économique. Il se présente comme l'image rénovée du PRI, parti au pouvoir sans interruption de 1929 à 2000.
Il aborde le scrutin avec un avantage de 10 à 17 points dans les sondages sur le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador et de plus de 20 points sur Josefina Vazquez Mota, candidate du Parti action nationale (PAN), selon les derniers sondages publiés mercredi.
Le président sortant Felipe Calderon, élu sous la bannière du PAN, n'est pas rééligible selon la Constitution.
La campagne électorale officielle, commencée le 30 mars, a pris fin mercredi, date après laquelle sont interdits les publicités, les rassemblements électoraux et les sondages. Près de 80 millions de Mexicains sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur président, ainsi que les députés, et renouveler une partie des conseils municipaux.
Les sondages récents montrent que le PRI pourrait disposer d'une majorité à l'assemblée et au Sénat.
Le PRI a jeté les fondations du Mexique moderne et dirigé le pays pendant plus de 70 ans au XXe siècle, avant de céder la place au Parti d'action nationale en 2000. Après 12 ans de pouvoir, le PAN n'a plus la cote et le PRI affirme avoir appris de ses erreurs passées.
Le président sortant Felipe Calderon, dont le mandat prendra fin officiellement le 30 novembre, a envoyé l'armée, peu après son entrée en fonctions en décembre 2006, pour mater les cartels de la drogue. La violence n'a fait que s'accentuer depuis.