En visite mercredi à Belfast, la capitale de l'Irlande du Nord, la reine Élisabeth II a serré la main de Martin McGuiness, aujourd'hui vice-premier ministre de la province britannique, mais qui fut le commandant en chef de l'Armée républicaine irlandaise (IRA). C'est un geste symbolique visant à marquer la réconciliation entre communautés protestante et catholique en Irlande du Nord.
Les violences ont pris fin en Irlande du Nord après la signature des « accords du Vendredi saint » voilà 14 ans.
De 1969 à 1998, les affrontements entre les deux communautés et entre les combattants de l'IRA et les autorités britanniques ont fait des centaines de morts, parmi lesquels l'amiral Mountbatten, dernier vice-roi des Indes et oncle du prince Philip d'Édimbourg, le mari de la reine.
Lord Mountabatten a été tué dans un spectaculaire attentat de l'Armée républicaine irlandaise fin août 1979, alors qu'il se trouvait à bord de son bateau au large des côtes du Donegal.
L'IRA a renoncé à la violence en 2005.
Le Sinn Féin, le parti de McGuiness, a refusé tout contact avec la famille royale britannique, jusqu'à ce mercredi.