Séoul suspendra ses importations de brut iranien

  |  Radio-Canada avec Reuters

La Corée du Sud a décidé de suspendre ses importations de pétrole iranien à compter du 1er juillet, jour où les sanctions annoncées par l'Union européenne pour intensifier la pression sur le programme nucléaire de Téhéran doivent entrer en vigueur.

« Les importations de pétrole iranien seront suspendues, étant donné que l'UE va suspendre ses importations de brut d'Iran et cesser aussi ses activités d'assurance des importations de brut [d'Iran] à partir du 1er juillet », ont déclaré mardi les ministères sud-coréens de l'Économie, des Finances et des Affaires étrangères dans un communiqué commun.

Quatrième client de brut iranien en importance au monde, la Corée du Sud est également le premier gros consommateur asiatique de brut iranien à prendre une telle décision.

Cette annonce survient 24 heures après que les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'UE eurent confirmé la date d'entrée en vigueur des sanctions européennes, qui avaient été annoncées en janvier dernier.

Le Japon s'était aussi engagé en janvier à réduire progressivement ses importations de pétrole iranien, peu après que les États-Unis eurent annoncé de nouvelles sanctions contre l'Iran, sanctionnant notamment les banques qui traitent avec le pays.

Chute des exportations iraniennesL'annonce des sanctions pétrolières européennes et les pressions américaines ont déjà des répercussions négatives sur l'Iran, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui affirme que les exportations pétrolières iraniennes ont chuté de 40 % au cours des six derniers mois. Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Ghassemi, a toutefois nié ces informations mardi en affirmant plutôt que « les exportations [de l'Iran] n'ont pas beaucoup baissé ».

Le programme nucléaire iranien est au coeur du conflit opposant depuis plusieurs années l'Iran à la communauté internationale, qui soupçonne la République islamique de développer l'arme nucléaire sous le couvert d'un programme nucléaire civil.

Après huit ans d'enquête sur l'Iran, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a publié un rapport indiquant que le pays avait travaillé à la mise au point d'une arme nucléaire, des allégations toujours rejetées par Téhéran.

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