Des membres de l'Armée syrienne libre près de Homs
La Jordanie a accordé jeudi l'asile politique à un pilote de chasse syrien ayant déserté aux commandes d'un avion MiG-21 qu'il a fait atterrir dans une base jordanienne.
« Le conseil des ministres a décidé d'accorder l'asile politique au pilote, le colonel Hassan Meri al-Hamadé, à sa demande », a déclaré le porte-parole du gouvernement jordanien, Samih Maayatah.
Des milliers de soldats et d'officiers ont déserté les rangs de l'armée syrienne, et nombreux sont ceux qui ont rejoint les rangs des rebelles, mais c'est la première fois qu'un pilote de chasse fait défection.
Georges Sabra, porte-parole du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a indiqué que le déserteur est originaire de Deir Ezzor et que sa famille est connue pour son combat contre le régime.
La Jordanie, pays frontalier avec la Syrie, accueille plus de 120 000 réfugiés syriens, dont 20 000 sont inscrits auprès des Nations unies.
Le ministère de la Défense syrien a réclamé à la Jordanie la restitution de l'avion et considère le pilote comme « un traître à la nation et à son honneur militaire ».
Évacuation
Le Comité international de la Croix rouge (CICR) a par ailleurs annoncé jeudi que ses équipes allaient tenter d'évacuer des civils blessés ou malades, ainsi que ceux qui le souhaiteraient, de la ville de Homs, bastion des rebelles assiégé par les forces syriennes.
La porte-parole du CICR Rabab El-Rifaï a précisé que de l'aide humanitaire serait distribuée dans les quartiers qui ont subi des bombardements et des affrontements ces dix derniers jours.
Les autorités syriennes ont autorisé l'opération.
Des centaines de civils sont bloqués à Homs et ne peuvent pas partir ni trouver refuge dans des lieux plus sûrs, en raison des confrontations armées incessantes, a indiqué le CICR.
Parmi les centaines de civils assiégés, 90 % sont chrétiens.
Un prêtre de la ville a affirmé que les rebelles voulaient garder les civils dans Homs pour négocier avec le régime de Bachar Al-Assad.
Des milliers de civils ont déjà quitté les quartiers de Hamidiyeh et de Bustan Diwan depuis que les rebelles ont pris le contrôle de la ville en février dernier.