Les policiers cernent le secteur entourant la banque où un homme a pris quatre personnes en otages, à Toulouse.
Photo : AFP/ERIC CABANIS
La prise d'otages dans une banque du centre de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, a pris fin par l'arrestation du forcené et la libération des deux derniers otages sains et saufs.
Le preneur d'otages, qui se réclame d'Al-Qaïda, a été blessé lors de l'opération.
L'homme qui détenait depuis 10 h (heure locale) des employés d'une succursale de banque a été maîtrisé lors d'un assaut des forces de l'ordre.
Il détenait alors encore deux otages, les deux premiers ayant été relâchés au fil des négociations.
Le procureur de Toulouse, Michel Valet, a confirmé que l'individu disait agir pour des raisons religieuses.
Avant de se rendre sur les lieux, la soeur du preneur d'otages a déclaré à l'Agence France-Presse que son frère était âgé de 26 ans et qu'il « avait la rage et peur du monde extérieur ».
De source proche du dossier, on précisait que le preneur d'otages présumé était un « schizophrène » qui pourrait être « en rupture de traitement ». Il aurait déjà effectué un séjour dans un hôpital psychiatrique.
« On ne sait pas pour l'instant s'il s'agit d'un braquage qui a mal tourné ou si c'est une action délibérée », a dit une source policière.
Le preneur d'otages avait d'abord demandé avec insistance de l'argent aux employés de la banque, mais, n'ayant pas été pris au sérieux, il avait sorti son arme, a-t-on appris de source policière.
La banque où a eu lieu la prise d'otages se situe près de l'appartement où a été abattu Mohamed Merah en mars dernier.