Présidentielles américaines 2012

Présidentielle américaine : deux visions de l'économie s'affrontent

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Joyce Napier fait le point sur la campagne de Barack Obama

Faisant campagne en Ohio, jeudi, le président démocrate Barack Obama et son futur rival républicain Mitt Romney ont tous deux prononcé un plaidoyer à saveur économique. Les deux hommes ont présenté l'élection présidentielle de novembre prochain comme un choix entre deux visions bien différentes de l'économie, principal enjeu du scrutin.

Évoquant un « moment décisif pour la classe moyenne », Barack Obama, qui était à Cleveland, a affirmé que l'élection servirait à déterminer la trajectoire de l'économie pour les années à venir. Les électeurs, a-t-il dit, devront choisir entre une action gouvernementale forte pour aider la classe moyenne et le retour à des politiques économiques républicaines ayant conduit à la crise de 2008.

L'approche de Mitt Romney favoriserait les Américains les plus riches, a soutenu le président. Le candidat républicain leur offrira des allégements fiscaux totalisant 5000 milliards de dollars et supprimera les réglementations pour les entreprises, tout en réduisant les dépenses publiques notamment en éducation, a-t-il soutenu.

Mitt Romney a fait campagne à Cincinnati. Mitt Romney a fait campagne à Cincinnati.  Photo :  Evan Vucci

À Cincinnati, Mitt Romney, dont la candidature à la tête du Parti républicain sera officialisée en août, a plutôt argué que les politiques économiques du président avaient prolongé la récession et eu un impact négatif sur l'économie du pays. « Cette élection est votre chance de sortir de l'impasse », a-t-il déclaré, promettant que ses politiques créeraient de « bons emplois » pour les Américains.

Ces derniers jours, le président Obama a été malmené après l'annonce de statistiques sur l'emploi peu encourageantes.

Le fait que les deux camps aient fait campagne le même jour en Ohio démontre l'importance de cet État clé, qui pourrait pencher d'un côté comme de l'autre le soir de l'élection. L'État conférera au gagnant 18 des 270 grands électeurs, qui déterminent le choix du président.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook