Houla (archives)
Une centaine de cadavres ont été découverts mercredi dans la région de Hama, dans le centre de la Syrie. On compte parmi eux une vingtaine de femmes et une vingtaine d'enfants.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition opposée au président Bachar Al-Assad, parle d'un « massacre » qu'il attribue aux forces du régime. Mohammed Sermini, un porte-parole du CNS, a demandé aux observateurs de l'ONU de se rendre immédiatement sur les lieux du drame.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme basé à Londres, estime lui aussi que les observateurs internationnaux « ne doivent pas attendre demain pour enquêter sur ce nouveau massacre ».
Dans un communiqué diffusé à la télévision officielle, le régime syrien dément pour sa part qu'un massacre ait eu lieu. « Ce que quelques médias ont rapporté sur ce qui s'est passé à al-Koubeir, dans la région de Hama, est complètement faux », a indiqué le gouvernement.
Le régime de Damas nie toute implication dans ce « massacre » et accuse « un groupe terroriste d'avoir commis un crime haineux dans la région de Hama qui fait neuf victimes ».
Selon l'OSDH, la tuerie a eu lieu après des bombardements sur deux villages. Des miliciens auraient ensuite pénétré dans ces villages et tué des habitants par balle et à l'arme blanche, soutient Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH.
L'information n'a cependant pas pu être vérifiée de source indépendante, puisque le régime de Bachar Al-Assad restreint l'accès du pays aux journalistes étrangers.
Par ailleurs, à Istanbul, en Turquie, 15 pays de l'Union européenne ont décidé de créer un « groupe de coordination » pour aider l'opposition syrienne. C'est ce qu'a annoncé la Turquie, hôte de la rencontre à laquelle participaient les ministres et représentants de ces pays européens, ainsi que la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
À Washington, le groupe de travail des Amis de la Syrie, dont font partie les États-Unis et l'Arabie saoudite, a appelé à de nouvelles sanctions économiques contre le régime de Bachar Al-Assad et a notamment réclamé un embargo sur les armes.
Les États-Unis ont également demandé mercredi un « transfert total » du pouvoir au pays, alors que la Russie et la Chine, fidèles alliées de Bachar Al-Assad, se sont de nouveau opposées à toute « intervention » et tout changement de régime en Syrie.