Photo : AFP/BERTRAND LANGLOIS
De passage à Paris, le président russe Vladimir Poutine a eu mailles à partir avec François Hollande concernant le conflit en Syrie. Le nouveau président français estime qu'une sortie de crise passe par le départ du président Bachar Al-Assad et des sanctions contre le régime syrien.
Le président Hollande, dont la position tranche avec celle de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, a fait cette déclaration lors d'une conférence de presse conjointe avec le président russe. Sur cette même tribune, Vladimir Poutine a réitéré son opposition à des sanctions de l'ONU contre le régime du président syrien.
Il s'agissait de la première rencontre entre les deux hommes. Plus tôt dans la journée, Vladimir Poutine s'est arrêté à Berlin où il a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a assuré qu'il fallait tout faire pour que le plan de paix du médiateur international Kofi Annan soit appliqué. « Nous devons tout faire pour empêcher qu'on en vienne à une guerre civile », a-t-elle souligné.
Entre-temps, à Genève, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a condamné la Syrie pour le massacre de Houla le 25 mai dernier. Il réclame une enquête de l'ONU pour en identifier les auteurs et recueillir des éléments en vue d'éventuelles poursuites pénales.
Le forum a adopté une résolution en ce sens par 41 voix pour et trois voix contre, celles de la Russie, la Chine et Cuba.
La haute-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré que les soldats et miliciens accusés du carnage pourraient être poursuivis pour crimes contre l'humanité par la justice internationale.
La diplomate a une nouvelle fois demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de transmettre le dossier syrien à la Cour pénale internationale de La Haye.
L'ambassadeur de Syrie a pour sa part accusé de 600 à 800 « terroristes », utilisant des armes de fabrication israélienne, d'être responsables de la tuerie de Houla.