Dépouillement des votes en Égypte à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle visant à désigner le successeur d'Hosni Moubarak.
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Les Frères musulmans affirment que leur candidat arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle égyptienne qui s'est achevé jeudi soir sans accroc majeur, au terme de deux jours de scrutin historique.
Après le dépouillement de plus de la moitié des bureaux de vote, un responsable de la confrérie islamiste a déclaré vendredi que son candidat Mohammed Morsi menait avec 30,8 % des voix, suivi par Ahmad Chafiq, dernier premier ministre du président déchu Hosni Moubarak, avec 22,3 % des suffrages.
L'islamiste indépendant Abdel Moneim Aboul Foutouh obtiendrait 20 % des voix et le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi aurait récolté 19 % des votes.
« C'est sûr que l'on aura au second tour Mohammed Morsi et Ahmad Chafiq », a indiqué ce responsable, cité par l'agence Reuters.
« Nous sommes confiants sur le fait que le prochain président égyptien sera Mohamed Morsi », a déclaré de son côté Essam el-Erian, un haut responsable du parti Liberté et Justice des Frères musulmans, qui a raflé un peu plus de la moitié des sièges aux élections législatives à la fin de l'année dernière.
Les résultats du premier tour doivent en principe être annoncés le 29 mai, mais les représentants des candidats sont autorisés à participer au dépouillement des votes.
Comme aucun des 13 candidats en lice ne semble en mesure de remporter plus de 50 % des voix dès maintenant, la tenue d'un second tour qui opposera les deux meneurs est prévue les 16 et 17 juin. Le vainqueur doit ensuite être proclamé le 21 juin.
Des Égyptiennes votent dans la ville d'Alexandrie le 24 mai 2012 dans le cadre de l'élection présidentielle en Égypte.
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Le président de la Commission électorale Farouk Soltane a évalué jeudi le taux de participation à 50 % et a jugé que ce deuxième jour de vote s'était, en général, déroulé de manière « calme et organisée ». En matinée, la presse égyptienne a salué un scrutin « libre et historique », se réjouissant que la première journée se soit déroulée dans le calme et la « joie ».
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a également félicité l'Égypte pour cette élection qu'elle a qualifiée « d'historique », s'engageant à collaborer « avec le gouvernement égyptien démocratiquement élu ».
Le premier tour de cette élection s'est déroulé à l'issue d'une période de transition marquée par des tensions entre les différentes forces politiques et le Conseil suprême des forces armées (CSFA), mais aussi par l'usage meurtrier de la force par l'armée et la police contre des manifestants prodémocratie.
Le CSFA, qui dirige le pays depuis le renversement d'Hosni Moubarak en février 2011, s'est engagé à remettre le pouvoir au nouveau chef de l'État d'ici le 1er juillet. L'Égypte, avec ses 82 millions d'habitants, attend donc avec impatience l'issue du vote.