Le monde arabe en mutation

Syrie : explosion en pleine visite du chef des observateurs de l'ONU

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et La Presse Canadienne
Membres de la mission de l'ONU à Damas à côté d'une affiche représentant Bachar Al-Assad.  Photo :  AFP/LOUAI BESHARA

Une bombe placée sur la chaussée a explosé dimanche à Douma, en banlieue de Damas, en pleine visite du responsable des opérations de maintien de la paix des Nations unies et du chef de la mission d'observateurs de l'ONU en Syrie.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, et le général Robert Mood, chef de la mission, accompagnés d'observateurs et de journalistes, se trouvaient à 150 mètres du site au moment de la déflagration.

L'incident n'a fait aucune victime mais 48 personnes ont trouvé la mort dimanche dans les violences, dont 34 dans le pilonnage de Sourane, une localité de la province de Hama, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une organisation basée à Londres. À Damas, des combats ont éclaté à l'aube dans le quartier de Kafar Soussé, et d'autres accrochages ont été rapportés dans la ville.

Ces combats surviennent au lendemain d'un attentat suicide à la voiture piégée qui a frappé pour la première fois Deir Ezzor, dans l'est, faisant neuf morts et une centaine de blessés.

Les violences débordent jusqu'au Liban voisin où des combats entre sunnites anti-Assad et alaouites pro-Assad ont fait dix morts durant la semaine. Dimanche, un dignitaire religieux sunnite, très critique envers la Syrie, a été tué par l'armée libanaise lorsque son convoi ne s'est pas arrêté à un barrage militaire, selon un responsable des services de sécurité. L'autre personne qui se trouvait dans la voiture a été tuée.

En signe de protestation, l'autoroute liant Tripoli à la capitale Beyrouth a été coupée par des pneus brûlés ainsi que plusieurs routes dans le Nord.

Au niveau international, les huit pays les plus industrialisés du G8 ont appelé samedi le gouvernement syrien et toutes les parties à faire cesser immédiatement la violence et à appliquer le plan Annan.

C'est en substance le même message qu'a envoyé dimanche le secrétaire général de l'OTAN à Chicago, précisant que l'Alliance n'avait pas l'intention d'intervenir en Syrie et qu'elle avait confiance dans le plan Annan, lequel a décrété, le 12 avril dernier, un cessez-le-feu qui ne cesse d'être violé.

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