Bradley Manning, lors d'une comparution devant une cour martiale à Fort Meade, en décembre 2011.
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PC/AP/Patrick Semansky
Le militaire américain Bradley Manning, soupçonné d'avoir volé des centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques dévoilés par WikiLeaks, devra répondre à 22 chefs d'accusation devant une cour martiale des États-Unis.
C'est ce qu'a annoncé jeudi un procureur militaire qui a lu l'acte d'accusation du jeune analyste de renseignements de 24 ans lors d'une audience tenue à la base militaire de Fort Meade, dans le Maryland.
L'accusation la plus grave retenue contre Bradley Manning au terme de l'enquête préliminaire est celle de « collusion avec l'ennemi ». S'il est reconnu coupable, Bradley Manning sera passible de la prison à perpétuité.
Vêtu d'un uniforme militaire noir, Bradley Manning a gardé le silence à l'ouverture de cette audience. On ignore encore s'il a décidé de plaider coupable ou non coupable.
Traître pour les uns, héros pour les autres
Les faits reprochés à Manning se seraient déroulés entre novembre 2009 et mai 2010, alors qu'il était posté à Bagdad et qu'il avait accès à quantité de données via un réseau protégé destiné à améliorer le partage des informations au sein de l'appareil gouvernemental américain.
Bradley Manning a été arrêté après s'être vanté de ses activités auprès d'un ancien pirate informatique, Adrian Lamo, qui l'a dénoncé aux autorités.
Il lui aurait expliqué qu'il se présentait au travail avec des disques compacts contenant de la musique d'artistes connus, comme Lady Gaga. Il effaçait ensuite ses données pour y mettre en lieu et place des documents extraits du réseau protégé Secret Internet Protocol Router Network (SIPRNet).
Manning aurait dit à Lamo : « Je suis une source de haut niveau, et j'ai développé une relation avec Assange ».