![]() Mise à jour le jeudi 23 février 2012 à 11 h 50 HAE Syrie : les violences font 46 morts
En Syrie, les violences ont fait 46 morts, jeudi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Il s'agit surtout de civils parmi lesquels figurent 13 membres d'une même famille, tués dans le village de Kafar al-Ton par les forces du régime, d'après la même source. Ces violences surviennent au lendemain de la mort de l'Américaine Marie Colvin, correspondante pour le journal britannique The Sunday Times, et du Français Rémi Ochlik, photographe. Ils sont morts dans le bombardement de la ville rebelle de Homs, une attaque que le président français Nicolas Sarkozy a qualifiée d'assassinat. « J'ai vu les images [...] il y a une volonté de bombarder un endroit puisqu'il s'y trouve des journalistes », a-t-il déclaré lors d'un point de presse jeudi. Le régime du président syrien a rejeté toute responsabilité dans la mort des deux reporters. Une autre journaliste française a été victime du bombardement à Homs. Édith Bouvier, collaboratrice au quotidien Le Figaro, a été atteinte à la jambe. Elle demande avec l'aide d'un représentant médical, d'être transportée au Liban pour y être opérée. Elle a deux sérieuses fractures au fémur gauche. Le dernier bilan de l'Organisation des Nations unies fait état de 5500 morts dans l'ensemble du pays, sans compter les soldats tués par des insurgés armés depuis le début de la contestation à la mi-mars. Rapport d'enquête de l'ONU La commission d'enquête internationale sur la Syrie, mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a par ailleurs déclaré jeudi que le gouvernement syrien a « manifestement échoué à protéger son peuple ». « Depuis novembre 2011, ses forces ont commis des violations sérieuses, répandues et systématiques des droits de l'homme », peut-on lire dans son rapport d'enquête. Le pilonnage de la ville de Homs, haut lieu de contestation du régime de Damas, se poursuit au moment où la communauté internationale cherche à instaurer une trêve de deux heures par jour pour permettre l'accès de l'aide humanitaire. Alors qu'il avait jusqu'à maintenant rejeté l'idée, le Conseil national de transition (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a affirmé mercredi qu'une intervention militaire « pourrait bien être la seule option » pour mettre fin à la répression. Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters
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