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Yémen : 60 % de participation aux élections

Mise à jour le mercredi 22 février 2012 à 12 h 02 HAE

Yémen : 60 % de participation aux élections

Des manifestants yéménites réclament que le président sortant Ali Abdallah Saleh soit poursuivi en justice (22 février 2012).

Photo: AFP/MOHAMMED HUWAIS

Des manifestants yéménites réclament que le président sortant Ali Abdallah Saleh soit poursuivi en justice (22 février 2012).

L'élection du successeur du président sortant Ali Abdallah Saleh, le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi et seul candidat en lice, a été légitimée après qu'un taux de participation de 60 % eut été enregistré.

Le mandat de M. Hadi, originaire du Sud, a été fixé à deux ans. L'homme de 66 ans a promis de s'occuper des problèmes du Nord et du Sud et de sévir contre Al-Qaïda.

Selon la commission électorale, environ 50 % des urnes avaient été dépouillées mercredi après-midi, heure locale, soit 4 millions de votes.

Selon des sources politiques de la capitale, Sanaa, l'investiture du nouveau président devrait avoir lieu le 27 ou le 28 février, en présence du président sortant.

Plus de 12 millions de Yéménites se sont rendus aux urnes, mardi, pour désigner le successeur du président Saleh, qui se fait soigner aux États-Unis et jouit d'une immunité diplomatique jusqu'à l'investiture du vice-président.

L'élection présidentielle s'est tenue en vertu d'un accord de transition négocié par les monarchies arabes du Golfe, selon lequel M. Saleh devait accepter de céder le pouvoir en échange d'une immunité pour lui et ses proches.

Des Yéménites ont d'ailleurs envahi les rues de Sanaa, mercredi, pour réclamer des poursuites judiciaires contre l'ex-président Saleh.

Ali Abdallah Saleh a été le premier dirigeant arabe à négocier son départ, après 33 ans de règne.

Alors que Washington qualifiait le déroulement du scrutin « d'encourageant », mardi, 10 personnes ont été tuées dans le sud du pays. L'élection présidentielle a par ailleurs été boycottée par les autonomistes sudistes et les rebelles chiites du Nord du Yémen.

Le mouvement de contestation réclamant le départ du président, accusé de népotisme et de corruption, a commencé au début de l'année 2011 sous l'influence des révolutions tunisienne et égyptienne.

Le spectre d'une guerre civile planait sur le Yémen bien avant le soulèvement populaire. Une rébellion chiite couvait dans le Nord, à la frontière avec l'Arabie saoudite, alors que des tensions séparatistes perdurent dans le Sud. Une filiale d'Al-Qaïda est par ailleurs active dans le pays depuis plusieurs années.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

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