Le président iranien au Centre de recherche nucléaire de Téhéran.
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AFP/PRESDENT.IR
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a reconnu mercredi son échec dans sa nouvelle tentative d'enquêter sur les démarches de Téhéran, soupçonné de travailler secrètement à la création de l'arme nucléaire.
Le communiqué de l'agence de l'ONU sur l'énergie nucléaire a été diffusé peu de temps après qu'un général iranien eut prévenu qu'il attaquerait préventivement tout État qui menacerait l'Iran.
Ces annonces successives illustrent la détermination de l'Iran, qui n'a pas l'intention de courber l'échine face aux demandes répétées pour dissiper les doutes quant à ses activités nucléaires, et ce, malgré les sanctions internationales croissantes imposées en raison de son refus pour trouver un terrain d'entente.
Alors que l'AIEA a été incapable de faire fléchir l'Iran trois semaines seulement après la fin des négociations, les espoirs que l'agence puisse aboutir à quoi que ce soit avaient été réduits à néant, avant même qu'elle ne publie son communiqué.
Tandis que les experts de l'AIEA terminaient une visite de deux jours dans la République islamique, des représentants du pays avaient tenté de dresser un portrait positif du processus. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, avait soutenu devant des journalistes que la « collaboration avec l'agence se poursuit et est à son meilleur niveau ».
L'AIEA emploie toutefois des termes beaucoup plus durs dans son communiqué, blâmant clairement Téhéran pour l'absence de progrès. « Nous nous sommes présentés avec un état d'esprit constructif, mais aucune entente n'a été conclue », a déploré le chef de l'AIEA, Yukiya Amano.
L'Iran se défend
Plus tôt en journée mardi, Ramin Mehmanparast avait soutenu que les experts de l'agence onusienne n'avaient pas l'intention de visiter les installations nucléaires du pays. Il avait précisé qu'ils auraient seulement des discussions avec des dirigeants à Téhéran.
Ces propos avaient soulevé des doutes sur la marge de manoeuvre de l'équipe de l'AIEA dans ses efforts visant à faire la lumière sur le controversé programme nucléaire iranien.
Ramin Mehmanparast avait affirmé que la délégation de l'AIEA était constituée d'experts, et non d'inspecteurs. Il avait ajouté que l'équipe aurait des discussions mardi à Téhéran afin de préparer le terrain pour une future coopération entre l'Iran et l'agence. Selon lui, cette coopération est à son « meilleur » niveau.
« C'est une délégation d'experts. Le but de la visite, ce n'est pas l'inspection. Le but, c'est de négocier sur la coopération entre l'Iran et l'agence et de fixer un cadre pour la poursuite des discussions », a-t-il dit.
Pourtant, lundi, la radio officielle iranienne avait affirmé que l'équipe de l'AIEA, qui venait d'arriver, avait demandé à visiter le complexe militaire de Parchin. Mais les autorités iraniennes ont interdit aux représentants d'accéder au site.
Ce complexe est soupçonné d'abriter des installations souterraines secrètes utilisées pour le programme nucléaire iranien, ce que le régime dément.
Ce séjour raté n'est que le dernier d'une série d'indices laissant croire que Téhéran est déterminé à résister aux pressions de la communauté internationale face à son programme nucléaire. Les sanctions contre le pays se sont toutefois accumulées, et les États-Unis et Israël ont prévenu qu'une action militaire de représailles était envisagée si les démarches diplomatiques échouaient.
D'après Associated Press