Des soldats et des policiers devant les corps ayant péri dans l'incendie du centre pénitencier de Comayagua, au Honduras.
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AFP/ORLANDO SIERRA
Le plus meurtrier des incendies à être survenu dans une prison - soit celui qui a ravagé un pénitencier du Honduras la semaine dernière -, était un accident, et pourrait avoir été déclenché par une allumette, une cigarette ou une autre flamme du même genre, ont conclu mardi des enquêteurs américains.
L'incendie qui a ravagé la prison de Comayagua le 14 février, le pire de ce genre depuis un siècle, a coûté la vie à au moins 360 détenus. Le bilan des morts a été revu à la hausse mardi après qu'une autre personne, grièvement blessée, eut succombé à ses blessures dans un hôpital de la capitale, Tegucigalpa.
Le président hondurien, Porfirio Lobo, a par ailleurs annoncé qu'il avait accordé son pardon au prisonnier ayant aidé à libérer des centaines de détenus après la disparition du gardien qui détenait les clés.
Le procureur en chef du Honduras, Luis Alberto Rubi, a déclaré plus tôt mardi que l'hypothèse d'un geste accidentel était appuyée par le Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives des États-Unis.
Des témoins ont expliqué à des enquêteurs qu'un détenu s'était endormi en fumant, laissant tomber la cigarette sur son matelas, a aussi rapporté M. Rubi lors de l'entrevue accordée à une chaîne de télévision.
L'agence fédérale américaine, qui a délivré un communiqué détaillant la thèse de l'accident, a renvoyé toute demande d'informations à l'ambassade, qui n'a pas immédiatement répondu à l'Associated Press.
Le communiqué du bureau américain ne précise toutefois pas pourquoi l'équipe d'enquête a conclu que l'incendie était accidentel, alors que les autorités honduriennes avaient attribué, la semaine dernière, la cause du feu à la colère d'un détenu ayant menacé de brûler la prison, avançant par la suite la thèse d'une bagarre entre prisonniers.
M. Rubi a également déclaré que les autopsies pratiquées sur 277 victimes n'avaient décelé aucune trace de blessure par balle. Il a aussi rejeté l'éventualité que de l'essence ait été utilisée pour allumer l'incendie.
Le président Lobo a soutenu que le prisonnier Marco Antonio Bonilla, condamné pour meurtre, serait pardonné. « Il s'est mis dans une position incroyablement risquée pour sauver des vies pendant la tragédie », a déclaré le président.
Associated Press
