L'ancien président pakistanais Pervez Moucharraf à Washington, en octobre 2011.
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AP/Manuel Balce Ceneta
Le Pakistan va demander à Interpol de l'aider à arrêter son ancien président Pervez Moucharraf, a annoncé mardi le ministre pakistanais de l'Intérieur. L'organisation internationale de police, basée à Lyon, n'avait pas confirmé dans l'immédiat.
Pervez Moucharraf est accusé de n'avoir pas pris des mesures adéquates pour assurer la sécurité de l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, tuée dans un attentat fin 2007, a expliqué le ministre pakistanais de l'Intérieur Rehman Malik. La justice pakistanaise a délivré un mandat d'arrêt à l'encontre de l'ancien président l'an dernier.
Ancien allié des États-Unis, Pervez Moucharraf s'est exilé en Grande-Bretagne en 2008 après avoir été contraint de démissionner de ses fonctions de président du Pakistan, poste auquel il avait accédé après un coup d'État en 1999. Le Pakistan est actuellement dirigé par ses rivaux politiques, l'actuel chef de l'État, Asif Ali Zardari, étant le veuf de Mme Bhutto et son héritier politique.
Pervez Moucharraf, qui souhaite retourner au Pakistan pour participer aux prochaines élections, estime que le gouvernement pakistanais est animé par des motifs politiques dans cette affaire et nie toute responsabilité dans la mort de Mme Bhutto.
Interpol a le droit d'arrêter l'ancien président et de le remettre au Pakistan si elle décide de délivrer un mandat d'arrêt, précise l'expert juridique Hashmat Habib. Mais on ignore quelle décision prendra l'organisation internationale ou même si Islamabad sollicitera effectivement son aide.
Associated Press
