![]() Mise à jour le vendredi 17 février 2012 à 14 h 55 HAE La rue syrienne continue de braver le régime d'Al-Assad
Malgré la répression féroce dont ils sont victimes, les opposants au régime du président Bachar Al-Assad sont de nouveau descendus dans les rues de plusieurs villes syriennes, après la prière du vendredi, à l'occasion de ce qu'ils ont nommé le « Vendredi de la résistance ». Des rassemblements ont notamment lieu dans la province de Deera, berceau de la révolte dans le sud du pays, dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest, mais aussi dans la capitale, Damas, relativement épargnée par le mouvement de contestation jusqu'ici. Selon la Commission générale de la révolution syrienne, citée par l'Agence France-Presse, les violences ont fait au moins 26 morts vendredi en Syrie, dont 13 dans le quartier de Baba Amr de la ville de Homs, bombardée sans relâche depuis près de deux semaines. À Damas, un manifestant a été tué et 12 autres blessés quand les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser une foule rassemblée dans le quartier de Mazzé. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un groupe d'opposition basé à Londres, l'armée syrienne quadrille d'autres quartiers de la capitale. Dans la province de Deera, 10 000 personnes ont défilé à Daël, et d'autres manifestations ont eu lieu à Jassem, Inkhel, Nimr et al-Hara. À ce dernier endroit, les forces de sécurité ont ouvert le feu faisant un mort et des blessés. Violents bombardements à Homs Pendant ce temps, la ville de Homs est la cible des « bombardements les plus violents depuis 14 jours », selon la Commission générale de la révolution syrienne, citée vendredi par l'AFP. Le militant Hadi Abdallah a fait état de quatre roquettes en moyenne tirées par minute. Il a précisé que des quartiers de Baba Amr et d'al-Inchaat, ceux de Khaldiyé et de Bayyada étaient pilonnés alors que l'aviation militaire et des avions de reconnaissance survolaient Homs. L'armée bombarde Homs depuis le 4 février pour tenter d'y étouffer la contestation. Plusieurs quartiers sont isolés et manquent de vivres. Un docteur joint par l'AFP soutient que les bombardements ont fait 1800 blessés en deux semaines Selon des militants, la répression a fait plus de 6000 morts depuis le début du mouvement de contestation, en mars 2011. Le régime, qui dit combattre des « bandes terroristes armées », recense 2000 morts au sein des forces de sécurité. Jeudi, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté à une écrasante majorité, malgré l'opposition de Moscou et de Pékin, une résolution dénonçant la répression en Syrie. Le texte, que l'Égypte a fait circuler au nom des délégations arabes, exige du gouvernement syrien qu'il mette fin à ses attaques contre sa population civile, soutient les efforts de la Ligue arabe pour assurer une transition démocratique à Damas et recommande la nomination d'un envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie. Aucun veto n'est possible à l'Assemblée générale et à la différence du Conseil de sécurité. Ses résolutions ne sont pas contraignantes, mais elles ont une forte valeur symbolique qui s'ajoute aux pressions exercées sur le régime de Damas. Pas d'intervention en Syrie, prévient l'OTANLe secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré vendredi qu'il était hors de question que l'Alliance intervienne en Syrie à moins que l'ONU ne lui demande de le faire dans le seul but de protéger civils. Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters Fil international en continuMis à jour il y a 16 minutesCorrespondants à l'étranger
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