![]() Mise à jour le dimanche 12 février 2012 à 6 h 51 HAE Les Égyptiens divisés, un an après la chute de Moubarak
Des étudiants et militants égyptiens pro-démocratie ont fait la grève samedi pour marquer le premier anniversaire de la chute du régime de Hosni Moubarak, dans l'espoir de pousser l'armée à remettre immédiatement le pouvoir entre les mains des civils. Un mouvement peu suivi et critiqué par les Frères musulmans, principale formation politique du pays. Le 11 février 2011, Hosni Moubarak quittait le pouvoir sous la pression de la rue. La marée humaine rassemblée place Tahrir, au Caire, avait finalement raison du président qui régnait sur l'Égypte depuis 30 ans. Samedi, la place Tahrir était beaucoup plus calme. Les Égyptiens sont plutôt divisés, un an après le départ du raïs. Les militaires, qui dirigent le pays depuis un an, sont encore plus critiqués depuis les violences qui ont fait 74 morts à Port-Saïd en marge d'un match de soccer le 1er février dernier. Ils ont toutefois l'appui des Frères musulmans, vainqueurs des récentes élections législatives, qui se sont opposés à la grève, de peur qu'elle n'aggrave les difficultés économiques du pays. Vendredi, des milliers d'Égyptiens manifestaient près du ministère de la Défense pour réclamer la fin du pouvoir de l'armée. Le CSFA a réagi en déclarant qu'elle ne céderait pas aux menaces ni aux pressions et que « le pouvoir présidentiel sera remis au président de la République après l'élection pour que se termine la période de transition, et votre fidèle armée retournera à sa mission originelle ». L'élection présidentielle doit se tenir avant la fin juin. Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters Fil international en continuMis à jour il y a 3 heuresCorrespondants à l'étranger
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