![]() Mise à jour le vendredi 10 février 2012 à 12 h 36 HAE Syrie : explosions à Alep, Homs toujours assiégée
La ville d'Alep, relativement épargnée depuis le début de l'insurrection, a été secouée par deux attentats à la voiture piégée, qui ont fait au moins 25 morts et 175 blessés. Les attentats visaient deux bâtiments des services de sécurité. Les autorités syriennes ont immédiatement attribué les attaques aux rebelles, qu'elles qualifient de « bandes armées ». La commission générale de la Révolution syrienne (CGRS), un groupe d'opposition, a accusé les autorités des attentats, parlant « d'une nouvelle mise en scène réalisée par le régime comme celle à Damas ». En décembre et en janvier, des attentats-suicides à Damas avaient fait des dizaines de morts et de blessés selon les autorités qui les avaient aussi imputés à des « groupes terroristes armés ». L'opposition avait accusé le régime. De son côté, l'Armée syrienne libre (ASL), qui regroupe les soldats déserteurs, a accusé le régime syrien d'avoir commandité les deux attentats « pour détourner l'attention » de la répression, notamment à Homs. « Nous faisons assumer à ce régime fasciste et à ses protecteurs russes et iraniens toutes les actions qu'il commet », a déclaré le colonel Maher Nouaïmi, porte-parole de l'ASL. Il a par ailleurs tenu à se démarquer de ces attaques : « Nous démentons catégoriquement tout lien avec cet attentat ». Le siège de Homs se poursuit À Homs, l'armée syrienne assiège toujours la ville. Les militants pro-démocratie ont fait état d'un nouvel assaut des chars contre le quartier d'Inchaat. Le pilonnage à l'artillerie lourde a fait plus de 450 morts en une semaine, selon l'opposition. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déclaré que son pays ne pouvait « pas regarder les Syriens se faire tuer tous les jours » sans que la « communauté internationale » n'agisse. Il se trouve actuellement à Washington, où il tente de promouvoir l'idée d'une conférence internationale sur la crise syrienne. La Russie, de son côté, maintient toujours sa ligne. Son vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a accusé l'Occident de s'être rendu complice de l'aggravation de la crise en soutenant les opposants et dit que l'opposition serait désormais tenue pour responsable de la poursuite du bain de sang. Du côté des pays arabes, des réunions son prévues au Caire dimanche pour discuter, entre autres, de la possibilité d'envoyer une deuxième mission d'observateurs en Syrie en collaboration avec l'ONU.
Radio-Canada.ca avecAgence France Presse Fil international en continuMis à jour il y a 3 heuresCorrespondants à l'étranger
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