Les Malouines au centre d'une nouvelle tension entre la Grande-Bretagne et l'Argentine

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
La présidente Kirchner avec en arrière-plan la carte de l'archipel des Malouines aux couleurs de l'Argentine. La présidente argentine avec en arrière-plan la carte de l'archipel des Malouines aux couleurs de l'Argentine.   © AFP/JUAN MABROMATA

Trente ans après la guerre des Malouines, l'Argentine et la Grande-Bretagne croisent le fer verbalement au sujet des îles Malouines.

C'est la présidente argentine, Cristina Kirchner, qui a ouvert les hostilités en dénonçant « la militarisation » de l'Atlantique-Sud par la Grande-Bretagne, faisant référence au déploiement prévu prochainement d'un navire britannique, le HMS Dauntless, dans la région.

Mme Kirchner a indiqué qu'elle avait demandé à son ministre des Affaires étrangères de « faire part formellement au Conseil de sécurité des Nations unies et aussi à l'Assemblée des Nations unies de la militarisation de l'Atlantique-Sud, qui fait peser un grave risque sur la sécurité internationale ».

« Nous ne pouvons pas interpréter d'une autre manière (...) l'envoi d'un contre-torpilleur (...) accompagné par l'héritier du trône (le prince Williams), qu'on aurait aimé voir en vêtements civils plutôt qu'habillé en militaire », a déclaré Mme Kirchner.

La présidente, qui souligne que l'Argentine entend parvenir à ses fins par des voies exclusivement diplomatiques, a obtenu le soutien des pays voisins (Brésil, Uruguay et Chili) pour fermer leurs ports à tous les navires arborant le drapeau des Malouines, une mesure dénoncée par Londres.

Londres se défend

La Grande-Bretagne a rejeté ces accusations les considérant comme infondées. « Nous ne sommes pas en train de militariser l'Atlantique-Sud. Notre posture défensive dans l'Atlantique-Sud demeure inchangée », a déclaré un porte-parole du premier ministre, David Cameron.

Dans la foulée, le porte-parole a adressé une fin de non-recevoir à Buenos Aires, qui continue de revendiquer la souveraineté de l'archipel sous domination britannique depuis 1833.

« Les habitants des Falklands [les Malouines] ont choisi d'être Britanniques. Leur droit à l'autodétermination obéit à un principe inscrit dans la charte des Nations Unies », a martelé le porte-parole.

La guerre des MalouinesEn 1982, la marine argentine envahit l'archipel des Malouines, ce qui a déclenché une riposte de la marine britannique. Durant cette guerre de dix semaines, 650 marins argentins et 255 Britanniques ont été tués. L'Argentine a fini par capituler le 14 juin 1982.

L'archipel des Malouines, occupé depuis 1833 par la Grande-Bretagne, est habité par 3000 personnes.

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