![]() Mise à jour le mardi 7 février 2012 à 4 h 10 HAE Le gouvernement syrien déterminé à écraser la rébellion
Le pilonnage de l'armée syrienne se poursuit mardi dans la ville et la province de Homs, foyer de la contestation du régime de Bachar Al-Assad, où 69 civils ont péri sous les bombes la veille, selon militants et habitants. Des tirs nourris de mitrailleuse ainsi que des tirs d'obus étaient entendus mardi matin dans les quartiers de Baba Amr, d'Inchaat et de Joubar. « Le bombardement se concentre à nouveau sur [le quartier sud de] Baba Amr. Un médecin a essayé d'y aller ce matin, mais j'ai entendu dire qu'il avait été blessé », a déclaré Mohammad Al-Hassan, un militant d'opposition joint par Reuters par téléphone satellitaire. « Il n'y a pas d'électricité et toutes les communications avec le quartier ont été coupées », a-t-il ajouté. Le régime poursuivra ses opérations contre les « terroristes ». Le ministère syrien de l'Intérieur s'est engagé mardi à poursuivre ses « opérations »contre les « groupes terroristes » à Homs. « Le ministère de l'Intérieur assure que les opérations de poursuite des groupes terroristes continueront jusqu'à ce que la sécurité et l'ordre soient rétablis dans tous les quartiers de la ville de Homs et sa province et que toute personne armée qui terrorise les citoyens et met leur vie en péril soit vaincue », selon un communiqué diffusé par l'agence officielle Sana. Soixante-neuf civils ont été tués lundi dans des bombardements à Homs (centre) et dans les villes voisines de Rastane, de Qousseir et de Houla, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Par ailleurs, 13 civils ont été tués dans les localités de la province d'Idleb (nord-ouest), 15 dans la province de Damas et 1 dans la province d'Alep (nord), selon la même source. L'ambassadeur canadien reste en poste Ottawa a annoncé lundi qu'il n'a pas l'intention d'imiter Washington et de rappeler son ambassadeur en Syrie, comme le réclame Hélène Laverdière, porte-parole de l'opposition officielle néo-démocrate en matière d'affaires étrangères. Mme Laverdière soutient que le rappel de l'ambassadeur canadien enverrait un message fort au président Al-Assad, qui réprime violemment un soulèvement populaire depuis 11 mois. « Il n'est pas question de couper complètement nos liens diplomatiques », a-t-elle expliqué. « Notre position ne va pas aussi loin que celle des États-Unis. » L'opposition officielle presse également le premier ministre Stephen Harper, en route pour une mission commerciale en Chine, d'aborder le dossier syrien avec le président chinois, Hu Jintao. Le NPD croit que le premier ministre doit saisir cette occasion unique pour faire plier la Chine. Lavrov arrive à Damas Le chef de la diplomatie de la Fédération russe, Sergueï Lavrov, est arrivé mardi matin à Damas. On ignore quel message il livrera au gouvernement syrien. La Russie et la Chine ont bloqué samedi une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie et appelant au départ du président Bachar al-Assad. Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Presse canadienne et Reuters Fil international en continuMis à jour il y a 2 heures 56 minutesCorrespondants à l'étranger
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