Nouvelles sanctions américaines contre l'Iran

Le président Obama (archives). Le président Obama (archives) ».  Photo :  AFP/JIM WATSON

Le président américain, Barack Obama, a signé un décret qui renforce les sanctions économiques contre la République islamique d'Iran, afin de la punir pour son « échec à respecter ses obligations internationales » au regard de son programme nucléaire.

Le décret, entré en vigueur à minuit, prévoit le gel des biens « appartenant au gouvernement de l'Iran, à la Banque centrale iranienne ou à toute institution financière d'Iran (peu importe si l'institution bancaire fait partie du gouvernement de l'Iran) qui sont aux États-Unis ».

« Auparavant, les personnes physiques ou morales aux États-Unis devaient "rejeter" plutôt que "bloquer" les transactions avec l'Iran », précise le décret, publié sur le site du département du Trésor.

Des sanctions contre l'Iran qui avaient été annoncées le 31 décembre dernier entrent également en vigueur avec la promulgation de ce décret. Il s'agit des mesures prévues à la section 1245 du National Defense Authorization Act (NDAA), qui accordait un budget de 662 milliards de dollars à différents programmes reliés à la défense américaine.

La NDAA prévoit des sanctions pour les banques qui traitent avec la Banque centrale iranienne ou les établissements bancaires privés de la République islamique. Le décret du président Obama a pour effet de transférer l'autorité requise pour les mettre en oeuvre au département d'État et au département du Trésor.

« J'ai jugé que d'autres sanctions seraient inévitables, particulièrement au regard des pratiques frauduleuses de la Banque centrale d'Iran et d'autres banques iraniennes qui dissimulent des transactions avec les parties sanctionnées, des défaillances des mesures de lutte contre le blanchiment et de leur piètre mise en oeuvre, ainsi que du risque continu et inacceptable que les activités iraniennes font peser sur le système financier international », a expliqué le président Obama dans une lettre adressée au Congrès.

« Ces mesures soulignent la détermination de l'administration à faire répondre le régime iranien de son échec à respecter ses obligations internationales », explique pour sa part le département américain du Trésor. « L'Iran doit désormais faire face à un niveau sans précédent de pression en raison des sanctions de plus en plus fortes appliquées par les États-Unis et de nombreux autres [pays] du monde. »

Les sanctions contre la Banque centrale iranienne du 31 décembre ont eu des répercussions notables sur le rial. La monnaie iranienne s'est fortement dépréciée dans les jours qui ont suivi, ce qui a forcé le gouvernement à intervenir sur le marché des changes.

L'Iran allègue que son programme nucléaire est développé à des fins strictement civiles. De leur côté, les pays occidentaux, dont les États-Unis et le Canada, soupçonnent la République islamique de développer des applications militaires en parallèle.

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