Manifestants anti-Poutine
©
AFP/Gennady Shishkin
En ce premier jour de la campagne pour la présidentielle du 4 mars, des dizaines de milliers de Russes ont bravé le froid et se sont rassemblés à Moscou lors de deux manifestations distinctes.
Un premier rassemblement était organisé par les partisans du premier ministre Vladimir Poutine, qui brigue un troisième mandat à la présidence du pays. Le premier ministre a déjà effectué deux mandats au Kremlin entre 2000 et 2008. Ses partisans soutiennent qu'il représente la stabilité dont le pays a besoin.
L'autre manifestation, organisée par l'opposition, réclame plutôt la tenue d'une élection présidentielle juste et équitable, après les législatives de décembre dernier, jugées frauduleuses par l'opposition et par des observateurs indépendants. Les manifestants sont en majorité issus de la classe moyenne. Ils souhaitent une plus grande ouverture de l'arène politique et que le premier ministre se retire de la course à la présidence.
Pour le moment, le régime fait la sourde oreille quant à leurs demandes. Le président russe, Dimitri Medvedev, a promis quelques réformes à la loi électorale, notamment celles faciliter l'accès à de nouveaux candidats et de nouveaux partis. Toutefois, Vladimir Poutine, favori pour lui succéder, reste beaucoup plus vague quant à ses intentions.
Une vingtaine de villes de province ont aussi participé à des manifestations anti-Poutine samedi. D'autres rassemblements sont prévus d'ici le scrutin du mois de mars.
Cette grande manifestation d'opposition est la troisième du genre dans la capitale, après celles de décembre dans la capitale. Le 24 décembre dernier, quelque 100 000 personnes s'étaient rassemblées à Moscou, un record de la fin de l'Union soviétique.