Les Koweïtiens ont voté; les résultats sont attendus vendredi

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Une Koweïtienne exerce son droit de vote pour choisir les candidats du nouveau Parlement. Une Koweïtienne exerce son droit de vote pour choisir les candidats du nouveau Parlement.   © AFP/MARWAN NAAMANI

Pour la quatrième fois en six ans, plus de 400 000 Koweïtiens ont été appelés aux urnes jeudi pour élire leurs 50 représentants au Parlement.

Les bureaux de vote ont fermé à 20 h, heure locale, et le dépouillement des bulletins a commencé aussitôt. Les résultats sont attendus pour vendredi matin.

Quatre candidates qui avaient été élues pour la première fois dans l'histoire du Koweït en 2009 se sont présentées de nouveau. Au total, les électeurs (54 % de femmes) pouvaient choisir parmi 286 candidats, dont 23 femmes.

Les élections législatives anticipées ont été convoquées après que l'émir du Koweït, le cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, eut annoncé en décembre dernier la dissolution de la Chambre.

Cette décision avait été prise un peu plus d'une semaine après la démission du gouvernement que dirigeait le cheikh Nasser Mohammed al-Ahmad Al-Sabah, un membre important de la famille royale. Il a depuis été remplacé par un autre membre de la famille régnante, le cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah.

L'opposition, qui occupait 20 des 50 sièges du Parlement sortant, avait réclamé la démission du cheikh Nasser Mohammed al-Ahmad Al-Sabah, cherchant à l'interroger sur un scandale de corruption impliquant une quinzaine de députés.

Le 16 novembre, des députés de l'opposition et des centaines de militants avaient pris d'assaut le Parlement, après que des policiers furent intervenus pour disperser une importante manifestation menée par des jeunes inspirés par le printemps arabe.

Ces élections ne devraient toutefois pas rétablir la stabilité dans cet émirat de 3,6 millions d'habitants, qui est secoué par des crises politiques et des tensions confessionnelles entre sunnites, majoritaires dans l'émirat, et chiites, reflétant les conflits régionaux.

« Je ne suis pas optimiste. Je ne pense pas que ces élections vont résoudre nos problèmes », a confié Oum Saoud, après avoir exercé son droit de vote près de la capitale.

« Nous voulons en finir avec les conflits, surtout ceux à caractère confessionnel. Nous sommes inquiets de la situation au Koweït », a expliqué une autre électrice, Fatima Abdallah.

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