![]() Mise à jour le jeudi 2 février 2012 à 2 h 32 HAE Syrie : discussions pour offrir l'exil à Bachar Al-Assad
Trois pays seraient prêts à accueillir le président syrien Bachar Al-Assad sur leur territoire pour tenter de mettre fin à la répression qui perdure en Syrie depuis 10 mois, selon ce qu'ont annoncé mercredi des sources occidentales, citées par Reuters. Les États-Unis, des gouvernements européens et des pays arabes sont en discussions pour offrir un éventuel exil à Bachar Al-Assad. Aucun État européen ne serait toutefois prêt à accueillir le président syrien, tandis que les Émirats arabes unis se disent ouverts à l'idée. « Nous entendons que certains pays ont proposé de l'accueillir s'il devait choisir de quitter la Syrie », a déclaré un haut responsable de l'administration du président américain Barack Obama, qui a requis l'anonymat. Avant toute chose, les discussions devront notamment porter sur la question de l'immunité accordée au président syrien, à l'instar de ce qui avait été fait pour le président yéménite Ali Abdallah Saleh, avant qu'il ne quitte son pays. « Au final, ces questions seront tranchées par le peuple syrien, de concert avec les partenaires régionaux et internationaux », a poursuivi le haut responsable américain, précisant que les discussions sont au stade embryonnaire pour le moment. Il est toutefois difficile d'envisager que Bachar Al-Assad accepte leur proposition et qu'il soit prêt à quitter le pays. Malgré la pression de la communauté internationale, le président syrien a toujours refusé de démissionner, disant que sa priorité était de rétablir l'ordre et qu'il ne pouvait y parvenir qu'en frappant « les terroristes d'une main de fer ». Le régime de Damas a également rejeté le nouveau plan de sortie de crise proposé par la Ligue arabe, qui demande au président Assad de déléguer des pouvoirs à son vice-président et d'ouvrir des négociations avec les opposants au régime. Devant le refus syrien, la Ligue arabe s'est tournée vers le Conseil de sécurité de l'ONU afin que des « mesures rapides et décisives » soient prises pour régler la crise syrienne. Les États-Unis, la France que la Grande-Bretagne soutiennent les initiatives des pays arabes, mais l'adoption du projet de résolution se heurte à l'opposition de la Russie et de la Chine. De passage à Pékin jeudi, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé qu'il était temps « que la communauté internationale parle d'une seule voix à l'ONU ». Pendant ce temps, les discussions se poursuivent au Conseil de sécurité, mais un vote sur la question syrienne semble encore lointain. Depuis le début du soulèvement il y a près d'un an, quelque 5400 personnes ont été tuées dans la répression exercée par le régime de Damas, selon les Nations unies. Radio-Canada.ca avecReuters
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