©
AFP/Toure BEHAN
Au Sénégal, le rejet de la candidature du chanteur Youssou N'Dour à la présidentielle du 26 février a provoqué des heurts entre jeunes et policiers à Dakar.
Les manifestations se sont étendues dans le pays dans la nuit de vendredi à samedi.
Les policiers ont déclaré la mort d'un des leurs dans les violences alors que l'opposition a lancé à une marche jusqu'au palais présidentiel pour en déloger le président Abdoulaye Wade.
La colère de l'opposition a transformé le coeur de Dakar en champ de bataille après que le Conseil constitutionnel eut validé la candidature du président Abdoulaye Wade pour un troisième mandat, ce qui est maintenant interdit par la constitution sénégalaise.
Le chanteur Youssou N'Dour avait soumis sa candidature en vue de la présidentielle sénégalaise.
©
AFP/Pius Utomi Ekpei
Dès l'annonce de la candidature d'Abdoulaye Wade, des jeunes qui patientaient place de l'Obélisque se sont mis à lancer des pierres aux policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Des opposants ont aussi fait brûler des pneus dans les rues.
Le rassemblement s'était déroulé sans incident jusqu'à l'annonce du Conseil constitutionnel. Cette manifestation avait d'abord été interdite puis autorisée par le gouvernement.
Le mouvement d'opposition, qui regroupe des partis politiques et des organisations civiles, est incarné par le Mouvement 23 qui qualifie la candidature du président sortant de « coup d'État constitutionnel ».
Les partisans d'Abdoulaye Wade font valoir que le changement constitutionnel a été fait pendant le mandat de l'actuel président qui peut donc briguer un autre mandat.