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Syrie : regain de violences et nouveau projet de résolution à l'ONU

Mise à jour le samedi 28 janvier 2012 à 3 h 35 HAE

Syrie : regain de violences et nouveau projet de résolution à l'ONU

Des manifestations de l'opposition à Afrin dans le nord-ouest de la Syrie. (photo prise par les Comités locaux de coordination)

Photo: AFP/AFP

Des manifestations de l'opposition à Afrin dans le nord-ouest de la Syrie. (photo prise par les Comités locaux de coordination)

Des bilans faisaient état vendredi de 56 morts, dont 44 civils, dans plusieurs régions de la Syrie. Ces chiffres demeurent toutefois impossibles à vérifier en l'absence de sources indépendantes dans ce pays.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme basé à Londres : 19 civils ont été tués à Naoua, dans la province de Deraa (sud), 5 à Alep (nord), 15 à Homs (nord), 3 à Douma (près de Damas), 1 à Hamourieh (dans la banlieue de Damas) et 1 à Hama (nord).

Par ailleurs, deux attentats à la voiture piégée contre les services de sécurité ont fait au total 12 morts. À Idleb, un attentat à la voiture piégée contre un poste de contrôle a fait six morts. Et à Mazaïrib, des déserteurs ont attaqué deux bus de la sécurité, faisant six morts et cinq blessés, selon l'OSDH.

Deux enfants figurent parmi les victimes de vendredi, et selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), au moins 384 enfants, en majorité des garçons, ont été tués depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar Al-Assad en mars 2011.

Le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi, le chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe, a dénoncé une recrudescence de la violence ces trois derniers jours, notamment à Homs, Hama et Idleb.

Un projet qui divise le Conseil de sécurité

C'est dans ce climat de violence que des pays européens et arabes ont présenté vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU un nouveau projet de résolution, qui demande notamment le départ du pouvoir du président Bachar Al-Assad. Il a aussitôt été rejeté par la Russie.

Le nouveau projet, initiative de la France de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne avec plusieurs pays arabes, a été officiellement mis sur la table par le Maroc.

« Nous avons une chance aujourd'hui d'ouvrir un nouveau chapitre sur la Syrie », a déclaré l'ambassadeur allemand Peter Wittig. Il faisait référence au blocage de précédentes résolutions au Conseil depuis le début de la crise en Syrie.

L'opposition vient principalement de la Chine et de la Russie. Moscou refuse de « soutenir aucune résolution du Conseil de sécurité de l'ONU demandant le départ d'Al-Assad », selon les propos du vice-ministre des Affaires étrangères Guennadi Gatilov.

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l'opposition, a demandé au Conseil de sécurité de condamner « les crimes du régime » et de « s'engager à juger les criminels ». Il a aussi demandé à la communauté internationale d'« assurer une protection internationale » aux civils.

Lundi, une réunion d'experts permettra de préciser les points d'achoppement, avant les négociations de fond prévues mercredi. Entre-temps, mardi, des responsables de la Ligue arabe, dont le secrétaire général de l'organisation, Nabil Al-Arabi, donneront les détails du plan arabe au Conseil de sécurité de l'ONU.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

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