Le président et cofondateur de Twitter, Jack Dorsey
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AFP/BRIAN HARKIN
Le réseau de microblogage Twitter a annoncé qu'il allait désormais censurer certains messages à la demande des gouvernements.
« Au fur et à mesure que nous nous développons à l'international, nous irons dans des pays qui ont diverses positions sur la liberté d'expression. Certains divergent tellement de nos idées que nous ne pourrons pas y exister. D'autres nous ressemblent, mais, pour des raisons historiques ou culturelles, interdisent certains messages, comme la France ou l'Allemagne qui interdisent les messages pronazis », a expliqué la société dans un texte publié en anglais dans un blogue.
Ainsi, des messages seront bloqués dans certains pays, alors qu'ils seront accessibles dans d'autres.
« Nous n'avons pas encore utilisé cette capacité, mais si on nous demande de bloquer un message dans un pays spécifique, nous essaierons de contacter l'internaute, et nous indiquerons clairement quand le message a été bloqué. », précise le texte.
Notons que Twitter est totalement absent en Chine. Une situation qualifiée par Jack Dorsey, le président et cofondateur de Twitter, de « malheureuse et décevante ».
L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières a immédiatement réagi à la décision de Twitter en adressant une lettre de protestation à son président.
« L'argumentation de Twitter, qui laisse entendre qu'il y aurait différentes interprétations de la liberté d'expression selon les pays, est inacceptable. Ce principe fondamental est inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme », écrit l'organisation, qui demande à Twitter de revenir sur sa décision.