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Photo: AFP/MANDEL NGAN En décembre, le président Obama a appelé la Chambre des représentants à adopter le projet de loi approuvé par le Sénat (décembre 2011). |
La bataille pour l'emploi s'annonçait rude pour le dirigeant démocrate qui, rappelons-le, a été assermenté au début de 2009 en pleine crise financière. Il a hérité d'un taux de chômage de 7,8 % qui allait franchir le seuil symbolique de 10 % dans la première année de son mandat. En tout, la récession de 2007-2009 a fait disparaître plus de 8 millions d'emplois au pays.
Le plan de relance de 787 milliards de dollars adopté en février 2009 a tardé à donner des résultats. À l'orée des élections de mi-mandat de novembre 2010, 9,6 % de la population active des États-Unis était toujours sans emploi et le marché de l'immobilier restait moribond. Lors de ce scrutin, les électeurs ont infligé aux troupes démocrates un dur revers que le président a mis sur le compte de leur frustration devant la lenteur de la reprise économique.
La première partie de 2011 a été marquée par d'âpres débats au Congrès entre démocrates et républicains sur le relèvement du plafond de la dette à l'issue desquels un accord a permis d'éviter in extremis un défaut de paiement. L'agence de notation Standard and Poor's a toutefois sanctionné ces querelles partisanes en dégradant la note souveraine des États-Unis de AAA à AA+, une décote historique qui n'a somme toute pas eu de grandes conséquences.
Après des mois de stagnation, Barack Obama a voulu donner une « décharge électrique » à la création d'emploi en présentant autre plan de relance de 447 milliards de dollars à l'automne dernier (American Jobs Act). Approuvé par le Congrès, le texte a été rejeté par le Sénat en octobre. Cette défaite législative a été l'occasion pour le président de courtiser la classe moyenne, sa frange électorale privilégiée, en accusant les républicains de favoriser Wall Street au détriment de la classe moyenne.
Paradoxalement, ce rejet n'a pas empêché l'économie d'aller mieux dans la deuxième partie de l'année. En décembre, le taux de chômage s'est établi à 8,5 %, confirmant l'embellie amorcée à l'automne. Au quatrième trimestre, les dépenses de consommation, principal moteur de la croissance aux États-Unis, ont bondi de 4,4 %, le rythme le plus élevé depuis le premier trimestre de 2006.
Fragilisée par les problèmes de la zone euro, cette reprise permet néanmoins aux Américains d'espérer une vie meilleure, et à Barack Obama, un second mandat. Depuis Franklin Roosevelt en 1936, aucun président sortant n'a conservé son fauteuil pour un autre mandat avec un taux de chômage supérieur à 7,5 %.
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