![]() En profondeur Syrie : les monarchies du Golfe se retirent de la mission arabe Mise à jour le mardi 24 janvier 2012 à 20 h 59 HAE Syrie : les monarchies du Golfe se retirent de la mission arabe
Les monarchies du Golfe ont demandé mardi au Conseil de sécurité de l'ONU de faire pression sur Damas après avoir annoncé leur décision de retirer leurs observateurs de la mission arabe en Syrie. Le communiqué du Conseil de coopération du Golfe indique que les États membres ont décidé d'adhérer à la décision du royaume saoudien de se retirer de la mission, accusant Damas de ne pas se conformer au plan arabe de sortie de crise. S'adressant au Conseil de sécurité des Nations unies, les six pays du Conseil de coopération du Golfe demandent que soient entreprises « toutes les mesures nécessaires pour exercer des pressions sur la Syrie » et pour l'amener à appliquer le plan arabe de paix. La Syrie avait rejeté le nouveau plan de la Ligue arabe et les décisions qu'elle a prises dimanche au Caire, les qualifiant « d'ingérences flagrantes dans ses affaires intérieures ». Les dirigeants de la Ligue arabe ont demandé de leur côté de rencontrer le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour lui présenter son plan de sortie de crise en Syrie et demander l'appui du Conseil de sécurité. « Ils peuvent aussi bien aller sur la Lune qu'à New York, dans la mesure où nous ne payons pas leurs billets, nous n'en avons rien à faire », a pour sa part déclaré chef de la diplomatie syrienne, Walid al-Mouallem, lors d'une conférence de presse à Damas. Walid al-Mouallem écarte complètement la menace d'une implication du Conseil de sécurité. Mandat présidentiel limité à deux septennats Même si le régime syrien déplore que « la moitié du monde complote contre lui », il promet de régler ses problèmes internes. Loin des batailles diplomatiques, la commission chargée d'élaborer une nouvelle Constitution en Syrie poursuit ses travaux. Elle entend limiter le mandat présidentiel à deux septennats, dans le cadre des réformes promises par le régime. Le projet de Constitution sera présenté au président Bachar Al-Assad « dans les jours à venir » avant d'être soumis à référendum, explique Al-Watan, journal proche du pouvoir. Bachar Al-Assad avait annoncé le 10 janvier que le référendum aurait lieu début mars. Depuis le début du mouvement de protestation contre le régime en mars, la répression par les forces de sécurité syrienne a fait plus 5400 morts, selon l'ONU. Radio-Canada.ca avecAgence France Presse
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