Détroit d'Ormuz : l'OTAN demande des garanties à l'Iran

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Des sous-marins iraniens dans le détroit d'Ormuz, le 3 janvier 2012 Des sous-marins iraniens dans le détroit d'Ormuz, le 3 janvier 2012   © AFP/Ebrahim Noroozi

S'exprimant pour la première fois sur la menace de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, l'OTAN a demandé à la République islamique d'assurer la sécurité du passage.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a soutenu qu'il était « primordial d'être sûr que l'approvisionnement énergétique puisse continuer de passer par cette voie vitale ».

« Je voudrais insister sur le fait que les autorités iraniennes ont le devoir de se comporter comme des acteurs internationaux responsables », a ajouté M. Rasmussen.

Le secrétaire général a tenu a précisé qu'« il n'existe aucun plan de l'OTAN pour une intervention [dans le détroit] ».

Les États-Unis et l'Union européenne ont menacé d'imposer des sanctions contre les exportations pétrolières de l'Iran si Téhéran allait de l'avant avec son programme nucléaire. L'Iran a répliqué en menaçant de fermer le détroit d'Ormuz, point de passage stratégique où transite environ un tiers du trafic maritime pétrolier mondial.

Cette menace de l'Iran a provoqué un regain marqué des tensions avec les États-Unis, qui ont indiqué qu'ils ne toléreraient pas un tel geste.

Mercredi, le secrétaire américain à la Défense a assuré que les États-Unis étaient « totalement prêts à faire face » à une éventuelle fermeture du détroit. « Nous avons toujours maintenu une présence importante dans cette région pour être très clairs sur le fait que nous ferions tout ce qui est possible pour maintenir la paix dans cette partie du monde », a déclaré Leon Panetta.

« Nous continuons manifestement à nous préparer à toute éventualité mais nous ne prenons aucune mesure spécifique à ce stade pour faire face à la situation. Pourquoi? Parce que nous sommes totalement prêts aujourd'hui à faire face à la situation », a-t-il ajouté.

Leon Panetta a répété que l'administration américaine préférait voir les différends avec Téhéran résolus par la diplomatie plutôt que par les armes, mais a rappelé qu'il fallait « être deux pour discuter ».

Interrogé sur ce dossier mercredi, le président Barack Obama a abondé dans le même sens que son secrétaire à la Défense. « Pouvons-nous garantir que l'Iran adoptera l'attitude la plus intelligente? Non, et c'est la raison pour laquelle je n'ai cessé de dire que nous ne renoncions à aucune option pour les empêcher d'obtenir une arme nucléaire », a insisté M. Obama.

La dossier nucléaire iranien

Téhéran a soutenu mercredi être en contact avec les puissances occidentales afin de rouvrir les négociations sur le dossier nucléaire iranien, ce que l'Union européenne a aussitôt démenti.

Selon le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, « des négociations sont en cours sur un lieu de rencontre et une date. Nous aimerions vraiment tenir de telles négociations ».

« Il n'y a aucune négociation en cours sur de nouvelles discussions », a aussitôt répliqué un porte-parole de Catherine Ashton, haute représentante de l'Union européenne pour la politique extérieure.

Le Royaume-Uni a lui aussi assuré qu'aucune discussion n'était en cours ni prévue.

Les dernières discussions entre l'Iran et le groupe des Six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne) ont échoué en janvier 2011 à Istanbul, en Turquie.

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