![]() Mise à jour le lundi 9 janvier 2012 à 17 h 52 HAE Discours annoncé du président syrien mardi
Le président syrien Bachar Al-Assad doit prononcer un discours mardi sur « les questions internes », a rapporté lundi soir l'agence de presse officielle Sana, alors que l'opposition syrienne critique vivement le rapport des observateurs des pays arabes dans le pays où sévissent toujours les violences. L'annonce de ce discours survient en effet au lendemain de l'examen du premier rapport des observateurs envoyés par la Ligue arabe et de la décision du comité ministériel arabe sur la Syrie de poursuivre l'opération dans le pays « le temps nécessaire conformément au protocole ». Ce protocole prévoit, outre la mission d'observation entamée le 26 décembre pour une durée d'un mois, l'arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation pour les observateurs arabes et la presse. Le régime syrien, par la voix du quotidien Techrine, s'en est pris au chef de la diplomatie du Qatar Hamad ben Jassem Al-Thani, qui préside le comité ministériel arabe sur la Syrie, l'accusant d'« inciter à la violence » et de « déployer tous les efforts possibles » pour entraver la mission des observateurs. Le cheikh Hamad a indiqué dimanche que le rapport avait montré « que les meurtres ont diminué », mais qu'« un seul mort est un mort de trop. Nous espérons que le gouvernement syrien prendra des mesures décisives pour arrêter l'effusion de sang ». L'opposition syrienne dénonce le rapport des observateurs De son côté, le Conseil national syrien (CNS), le plus important groupe d'opposition syrien, a critiqué lundi le rapport des observateurs arabes sur leur mission en Syrie, dénonçant « un pas en arrière dans les efforts de la Ligue arabe » pour mettre fin à l'effusion de sang et appelant au transfert du dossier à l'ONU. Le CNS considère que le rapport « ne reflète pas la réalité constatée par les observateurs sur le terrain », selon un communiqué. Le groupe d'opposition s'est dit « déçu de la lenteur et de l'hésitation de la Ligue arabe dans l'application des dispositions du plan arabe qui stipulent clairement la nécessité du retour des forces armées à leurs casernes, la libération de tous les détenus, l'autorisation des manifestations pacifiques ainsi que l'accès des observateurs et des journalistes ». Il a appelé la Ligue arabe à « entamer des discussions immédiates avec le secrétaire général de l'ONU pour proposer le plan arabe au niveau du Conseil de sécurité pour son adoption par les États membres, afin de lui donner le soutien nécessaire et empêcher le régime de tergiverser ». Le CNS « appelle de nouveau à la protection des civils par tous les moyens légitimes dans le cadre du droit humanitaire international, notamment par la création de zones de sécurité et d'exclusion aérienne », mentionne le communiqué. Le premier ministre turc craint une guerre civile interreligieuse Par ailleurs, le premier ministre turc, Recep Tayyip Edorgan, a estimé lundi que la Syrie s'acheminait vers une guerre civile. « La situation en Syrie évolue vers une guerre religieuse et raciale, et il faut l'éviter », a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse à Ankara. « La Turquie doit prendre le leadership, parce que la situation actuelle fait planer une menace pour la Turquie », a poursuivi le chef du gouvernement. La Turquie, pays majoritairement musulman et membre de l'OTAN, possède une frontière commune longue de 900 km avec la Syrie, peuplée de 22 millions d'habitants. Recep Tayyip Edorgan, qui avait appelé son ancien allié Bachar Al-Assad à démissionner, n'a pas détaillé les mesures que la Turquie devrait prendre pour éviter une guerre civile chez son voisin syrien. Ankara craint que les violences en Syrie ne se propagent sur son territoire, qui accueille déjà des déserteurs de l'armée syrienne ainsi que les membres du CNS en exil. En novembre, la Turquie avait souligné ne pas vouloir intervenir militairement en Syrie, mais s'était dite prête à « n'importe quel scénario », y compris l'établissement d'une zone tampon à l'intérieur du territoire syrien. Selon les Nations unies, le soulèvement populaire contre le président Bachar Al-Assad qui a débuté à la mi-mars a fait plus de 5000 morts en sol syrien. Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters Fil international en continuMis à jour il y a 13 minutesCorrespondants à l'étranger
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