Investiture républicaine : Michele Bachmann part, Rick Perry reste

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Reuters et CNN
Michele Bachmann salue ses partisans avant de s'engouffrer dans son autobus de campagne, après avoir annoncé son retrait de la course à l'investiture républicaine. Michele Bachmann salue ses partisans avant de s'engouffrer dans son autobus de campagne, après avoir annoncé son retrait de la course à l'investiture républicaine.   © AFP/JEWEL SAMAD

Les caucus de l'Iowa auront sonné le glas de la campagne à l'investiture républicaine de Michele Bachmann. Arrivée en sixième place avec 5 % des suffrages, l'égérie du Tea Party a annoncé mercredi qu'elle abandonnait la course.

Âgée de 55 ans, la représentante du Minnesota n'a devancé qu'un autre candidat, Jon Huntsman, qui a choisi de ne pas faire campagne en Iowa pour se concentrer uniquement sur la primaire du New Hampshire, mardi prochain.

Dans une courte allocution, Mme Bachmann a dit n'avoir aucun regret, et a affirmé qu'elle continuera de se battre pour les idées qu'elle défend, notamment l'abrogation de la réforme du système de santé du président Obama. La présidentielle de 2012, a-t-elle dit, sera la dernière occasion d'abolir cette réforme.

La campagne de Mme Bachmann a rapidement périclité depuis qu'elle a annoncé sa candidature le 28 juin dernier. À la mi-août, elle avait remporté un vote informel appelé « scrutin de paille » en Iowa, l'État où elle est née.

Dans les semaines qui ont suivi, son étoile a pâli au profit du gouverneur du Texas Rick Perry, de l'homme d'affaires Herman Cain et de l'ex-président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, qui ont tour à tour inquiété le meneur de la course, l'homme d'affaires et ex-gouverneur du Massachusetts Mitt Romney.

McCain dans son camp

Le vainqueur des caucus de l'Iowa a reçu mercredi l'appui du candidat républicain à la présidentielle de 2008, le sénateur John McCain. Ce dernier avait remporté la primaire du New Hampshire en 2008, devant M. Romney.

« C'est avec une certaine nostalgie que je retourne à cet endroit que j'aime tant, mais je suis ici pour une seule raison, et c'est pour faire de Mitt Romney le prochain président des États-Unis d'Amérique », a déclaré le sénateur mercredi devant une foule à Manchester, au New Hampshire.

Rick Perry reste dans la course

Rick Perry, qui a dû se contenter de la cinquième place en Iowa avec 10 % des suffrages, a pour sa part laissé entendre mercredi matin qu'il restait dans la course.

Rick Perry avait annoncé mardi soir qu'il allait réfléchir à l'avenir de sa campagne. Rick Perry avait annoncé mardi soir qu'il allait réfléchir à l'avenir de sa campagne.   © AFP/Jonathan Gibby/Getty Images

Sur Twitter, il a écrit : « Caroline du Sud, nous voilà », en référence à la primaire de cet État, qui aura lieu le 21 janvier. M. Perry fait l'impasse sur la primaire du New Hampshire, où Mitt Romney détient une solide avance dans les sondages.

La campagne de M. Perry semblait en péril mardi soir, après qu'il eut déclaré à ses partisans qu'il allait réfléchir à son avenir. « J'ai décidé de retourner au Texas pour évaluer les résultats des caucus de ce soir et déterminer s'il existe un avenir pour moi dans cette course », avait-il déclaré.

Les caucus de l'Iowa ont été remportés de justesse par Mitt Romney, qui a récolté à peine huit votes de plus que l'ex-gouverneur de la Pennsylvanie, Rick Santorum. Le libertarien Ron Paul a pris la troisième place devant Newt Gingrich.

Les trois premiers candidats se partagent 70 % des suffrages. Les trois premiers candidats se partagent 70 % des suffrages.
Une victoire des « extrémistes », selon l'équipe de campagne du président ObamaL'équipe de campagne du président Barack Obama a réagi mardi aux résultats des caucus de l'Iowa en la présentant comme une victoire des candidats « extrémistes ».

« Le programme extrémiste du Tea Party a remporté une nette victoire », a déclaré dans un communiqué le directeur de campagne de Barack Obama, Jim Messina.

« Peu importe qui les républicains désigneront comme candidat, nous aurons à nous battre contre quelqu'un qui a adopté ces idées dans le but de gagner, jurant de laisser Wall Street dicter ses propres règles, de mettre un terme au Medicare, de revenir sur les droits des homosexuels, de laisser indéfiniment les troupes en Irak et de saccager la sécurité sociale pour permettre aux milliardaires et aux entreprises de payer moins d'impôts ».

« En regardant tout ce cirque à la télévision, nous sommes tentés de penser que tout cela est presque risible. Mais ce n'est pas une plaisanterie. Nous devons être prêts », a ajouté Jim Messina.

L'ex-gouverneur du Minnesota Tim Pawlenty et l'homme d'affaires Herman Cain se sont déjà retirés de la course à l'investiture républicaine au cours des derniers mois. L'ex-gouverneur du Nouveau-Mexique Gary Johnson, qui s'était déclaré candidat, a plutôt choisi de briguer les suffrages sous la bannière du Parti libertarien.