![]() En profondeur Constitution égyptienne : les Frères musulmans n'entendent pas imposer leur volonté Mise à jour le mercredi 4 janvier 2012 à 7 h 18 HAE Constitution égyptienne : les Frères musulmans n'entendent pas imposer leur volonté
Tandis que des millions d'Égyptiens se pressent de nouveau aux urnes pour la deuxième journée de la troisième phase des législatives, les Frères musulmans assurent que leur parti politique, le Parti de la liberté et de la justice, ne profitera pas de son succès électoral pour imposer sa volonté politique. « Le fait que le parti remportera la majorité au nouveau Parlement ne signifie pas qu'il va rédiger seul la Constitution, sans prendre en compte les droits des autres Égyptiens », a dit le dirigeant du Parti de la liberté et de la justice, Mohamed Moursi, dans une déclaration publiée sur Internet. « De même, il n'ignorera pas les forces politiques qui n'ont pas obtenu la majorité ou qui ont été battues aux législatives », a ajouté M. Moursi. Toutes les forces politiques et les intellectuels d'Égypte, quel que soit leur engagement politique et religieux, participeront à la rédaction de la Constitution. Mohamed Moursi Quelque 14 millions d'Égyptiens résidant dans 9 des 27 gouvernorats du pays sont conviés aux urnes cette semaine pour désigner 150 membres de l'Assemblée du peuple. Le vote a commencé mardi et se poursuit mercredi. Le second tour de cette troisième phase se déroulera mardi et mercredi prochains. La troisième phase du scrutin concerne notamment le Sinaï, région frontalière avec Israël et la bande de Gaza, qui abrite aussi de vastes complexes touristiques en pleine crise comme Charm el-Cheikh. Certains gouvernorats de Haute et Moyenne-Egypte, à forte population chrétienne copte, sont également appelés aux urnes dans un climat marqué. Le Parti de la liberté et de la justice et le parti salafiste Al-Nour, qui prône une interprétation stricte du droit coranique, sont arrivés en tête à l'issue de la première et de la seconde phase électorale. le Parti de la liberté et de la justice a obtenu 36,4 % des 20 millions de votes exprimés, tandis qu'Al-Nour en a reçu 26,7 %. La chambre basse du Parlement qui sera issue du scrutin nommera ensuite les membres d'une Assemblée constituante, chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Les Égyptiens éliront les membres de la Chambre haute du Parlement, la Choura, du 29 janvier au 22 février, avant d'être appelés à nouveau aux urnes pour choisir leur nouveau président. Le Conseil suprême des forces armées, qui dirige le pays depuis la chute d'Hosni Moubarak en février dernier, a promis de tenir le scrutin présidentiel avant le mois de juillet. Cet ultime tour des élections survient alors qu'une nouvelle audience s'est ouverte mardi au procès d'Hosni Moubarak. Le procureur Moustafa Souleimane a décrit le président déchu comme un « dirigeant tyrannique » ayant « ruiné son pays sans rendre de comptes » Ce procès se poursuit mercredi.
Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press et Reuters Fil international en continuMis à jour il y a 1 heure 25 minutesCorrespondants à l'étranger
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