Fukushima: une étape franchie pour la stabilisation du site

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
La centrale de Fukushima-Daiichi La centrale de Fukushima-Daiichi (archives)   © AFP/HO

Les réacteurs nucléaires de la centrale de Fukushima au Japon ont atteint un niveau stable de fermeture à froid et ne provoquent plus de fuite de radiation, a annoncé vendredi matin le premier ministre japonais, Yoshihiko Noda.

Il s'agit d'une étape importante qui marque la stabilisation du site, mais la « bataille n'est pas pour autant terminée », a averti M. Noda.

Lors d'une réunion de la cellule ministérielle sur l'accident nucléaire, le chef du gouvernement a confirmé que les installations, lourdement endommagées lors séisme et du tsunami du 11 mars 2011, avaient atteint « l'état d'arrêt à froid ». Cela signifie que les Japonais ont réussi à maintenir la température à l'intérieur des réacteurs sous les 100 degrés Celsius. L'eau utilisée pour refroidir les réacteurs se maintient donc sous le point d'ébullition et il n'y a plus de vapeur d'eau irradiée qui s'en dégage.

« En conséquence, les émissions radioactives peuvent être contenues à un niveau suffisamment bas à l'extérieur des installations de la centrale, même en cas de nouvel accident », a déclaré Yoshihiko Noda.

Dans une centrale en exploitation, l'arrêt à froid permet de procéder à des opérations de maintenance. Dans le cas de Fukushima, où le combustible a fondu, a percé les cuves et est tombé au fond de l'enceinte de confinement de trois des six réacteurs, l'arrêt à froid ne veut pas dire que l'on va pouvoir intervenir librement à l'intérieur, à cause d'une radioactivité surélevée.

Une unité de traitement des eaux radioactives à la centrale de Fukushima-Daiichi, au Japon, le 11 juin 2011 Une unité de traitement des eaux radioactives à la centrale de Fukushima-Daiichi, au Japon   © AFP/HO/TEPCO

L'état d'arrêt à froid constituait l'un des objectifs clefs de « l'étape 2 du plan de travail » établi par la compagnie Tokyo Electric Power dans le but de venir à bout de cette catastrophe.

La mesure ouvre donc la voie au retour éventuel des 80 000 habitants évacués dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale. Auparavant, le sol devra probablement être décontaminé dans la région.

Les phases suivantes vont consister à optimiser les moyens mis en oeuvre pour continuer de réduire les rejets, sécuriser le site et préparer son démantèlement. Les autorités estiment que le démantèlement complet de la centrale prendra 40 ans et coûtera 50 milliards de dollars.

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