![]() Mise à jour le mercredi 30 novembre 2011 à 0 h 14 HAE Deuxième journée de vote dans le calme pour les ÉgyptiensLa première étape du premier tour des élections législatives égyptiennes s'est achevée mardi soir sans heurts majeurs. Les premiers résultats partiels doivent être annoncés à partir de mercredi, selon la Haute commission électorale (HCE). Quelque 50 millions d'électeurs sont appelés à choisir les 498 représentants de la chambre basse. Dans le cadre de cette première de trois étapes, environ 17 millions d'électeurs de 9 des 27 gouvernorats du pays, dont ceux du Caire et d'Alexandrie, étaient invités à voter. Chaque étape se déroule sur deux jours. La deuxième étape aura lieu à la mi-décembre, et la troisième au début du mois de janvier. Malgré le contexte politique tendu et certains problèmes logistiques, aucun incident majeur n'a été signalé. Des membres de partis politiques étaient néanmoins à l'extérieur de certains bureaux de vote, malgré l'interdiction, rapporte Ginette Lamarche, correspondante de Radio-Canada. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a « félicité le peuple d'Égypte » pour « sa détermination à réussir un changement démocratique », saluant le calme dans lequel le scrutin s'est déroulé. Lundi, les Égyptiens se sont rendus aux urnes en masse. La Haute Commission électorale (HCE) a indiqué que le taux de participation était plus important que prévu, si bien qu'elle a décidé en cours de journée de prolonger les opérations de vote de deux heures. Les bureaux de scrutin ont donc fermé à 21 h, heure locale, plutôt qu'à 19 h. Des dizaines de partis libéraux, de gauche ou salafistes - doctrine prônant le retour aux valeurs fondamentales musulmanes - sont en lice. La plupart sont toutefois de jeunes formations encore mal implantées.
Le pouvoir incertain du Parlement Les Frères musulmans, qui espèrent obtenir la majorité des voix à la chambre basse du Parlement, réclament que le prochain gouvernement soit formé par la majorité parlementaire qui sortira des urnes, ce qui a été mis en doute samedi par le général Mamdouh Chahine, membre du Conseil suprême des forces armées au pouvoir. « Le futur Parlement n'aura aucune autorité sur le gouvernement », a-t-il déclaré. Tout en réclamant la fin du pouvoir militaire qui gouverne le pays depuis la chute d'Hosni Moubarak, en février 2011, le mouvement islamiste a boycotté les rassemblements populaires qui secouent le pays depuis plus d'une semaine. Selon Shadi Hamid, directeur de recherche au Doha Brookings Center, le taux de participation « nous dira à quel point les Égyptiens sont investis dans ce processus politique. Si le taux de participation est faible, cela voudra dire qu'il y a une large désaffection parmi les Égyptiens qui ne croient pas qu'un vrai changement soit possible grâce au vote ». Les résultats finaux devraient être annoncés le 13 janvier, et la nouvelle Assemblée devrait se réunir le 17 mars. Les législatives seront suivies, en mars, par l'élection de la chambre haute du Parlement, elle-même divisée en trois étapes. L'élection présidentielle devrait ensuite être tenue d'ici juillet, tel que promis la semaine dernière par le Conseil suprême des forces armées, qui dirige le pays depuis le renversement d'Hosni Moubarak. Les militaires avaient d'abord envisagé la formation d'une assemblée constituante de 100 membres, en mars, chargée d'élaborer une loi fondamentale soumise à référendum, avant la tenue de l'élection présidentielle. Ce calendrier, qui aurait permis à l'armée de rester au pouvoir jusqu'à fin 2012 ou début 2013, a toutefois été révisé en raison de la pression populaire. Suivez Sophie Langlois, correspondante de Radio-Canada, en direct d'Égypte. Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Associated Press
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Sophie Langlois, notre envoyée spéciale au Caire, fait le point sur la deuxième journée de vote.
Ginette Lamarche a rencontré des observateurs volontaires.
Ginette Lamarche a suivi une candidate des Frères musulmans
Ginette Lamarche rapporte que la deuxième journée d'élections en Égypte soulève autant d'enthousiasme que la première
Ginette Lamarche fait le point sur la première journée d'élections législatives en Égypte.
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