Des manifestants appartenant au mouvement Occupons Wall Street ont envahi le square Foley, à Manhattan, le 17 novembre 2011.
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PC/AP/Henny Ray Abrams
Plusieurs centaines d'indignés ont été arrêtés jeudi aux États-Unis lors d'une manifestation marquant les deux mois du mouvement Occupons Wall Street.
La police new-yorkaise a procédé à plus de 250 arrestations, dont 64 en soirée, de syndicalistes et d'étudiants partis de la place Foley, à Manhattan.
Selon les organisateurs du mouvement, quelque 30 000 manifestants ont marché jusqu'au pont de Brooklyn sans interrompre la circulation.
Un message projeté sur la façade d'un gratte-ciel, à l'entrée du pont, reprodusait le slogan des manifestants « nous sommes les 99 % », ainsi que le message « joyeux anniversaire ».
Plus tôt dans la journée, ils avaient tenté de fermer la Bourse de New York en occupant le quartier des affaires, avant d'être dispersés par les policiers.
Selon le maire de New York, Michael Bloomberg, plusieurs policiers ont été blessés.
À Los Angeles, 73 personnes ont été arrêtées, dont une infirmière retraitée de 81 ans. Trente-quatre autres arrestations ont eu lieu à Portland, en Oregon, où les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes.
Sur le campus de l'université de Berkeley, près de San Francisco, une vingtaine de tentes ont été démontées par les forces de l'ordre.
Les manifestants s'étaient aussi donné rendez-vous à Seattle, Boston, Dallas et dans la capitale fédérale, Washington, où d'autres indignés ont été arrêtés.
Un protestataire du mouvement Occupons Toronto
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Radio-Canada
Le mouvement s'étiole au Canada sous la pression des autorités
À Québec, des employés de la Ville escortés par des policiers se sont présentés comme prévu, vendredi matin, au campement des indignés du Jardin Saint-Roch pour démanteler une structure de tôle. La Ville de Québec n'a cependant pas l'intention pour l'instant de retirer les tentes qui s'y trouvent.
L'administration municipale avait donné jusqu'à 8 h 30 aux indignés pour retirer l'abri qui, selon la Ville, n'avait rien de temporaire.
Montréal est l'une des dernières villes canadiennes à tolérer encore les campements des indignés. La Ville avait demandé aux occupants, la semaine dernière, de démanteler les abris permanents et les tentes non utilisées, après que le maire Gérald Tremblay eut assuré qu'il n'avait aucune intention d'expulser les indignés du square Victoria.
À Toronto, cinq manifestants se sont présentés devant le juge de la Cour supérieure de l'Ontario David Brown pour contester la constitutionnalité de l'ordre d'expulsion reçu mardi. Le juge devra rendre sa décision lundi.
Les indignés de Vancouver sont eux aussi devant les tribunaux depuis deux jours pour tenter d'invalider leur ordre d'expulsion.