Les policiers étaient nombreux à protéger l'accès de la Bourse de New York, jeudi matin.
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John Minchillo
La journée marquant les deux mois d'existence du mouvement Ocuupons Wall Street, à New York, a été tendue et mouvementée, jeudi.
De quelques centaines d'indignés jeudi matin dans le quartier financier de New York, le nombre des manifestants a vite grimpé pour atteindre plusieurs milliers à la tombée de la nuit. Ils étaient encadrés par des policiers qui semblaient sur les dents.
En matinée, quelques centaines de protestataires sont partis du parc Zuccotti, berceau du mouvement, dont les manifestants avaient été expulsés dans la nuit de lundi à mardi. Le défilé a été presque immédiatement arrêté par les forces de l'ordre à l'entrée de Wall Street, où se trouve la Bourse de New York.
Les manifestants souhaitaient empêcher de façon non violente les employés des banques de se rendre au travail et les convaincre de participer à une fête populaire prévue devant l'édifice de la Bourse.
Plus tard, les manifestants se sont rassemblés sur la place Foley de Manhattan avant d'entamer une marche vers le pont de Brooklyn.
Affrontements et arrestations
Selon les correspondants de Radio-Canada, il y avait presque autant de policiers que de manifestants dans le quartier financier au début de la manifestation, jeudi matin. La journaliste Joyce Napier a estimé que si les manifestants étaient en général assez calmes, la police new-yorkaise était quant à elle, étonnamment, « un peu agressive ».
Certains agents ont frappé des protestataires alors qu'ils résistaient. « Ils poussent beaucoup, ils ne distinguent pas les manifestants des passants, des journalistes, tout le monde se fait pousser », a-t-elle décrit. Au moins 177 personnes ont été arrêtées pendant la journée.
Les policiers ont procédé à des dizaines d'interpellations.
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AFP/Andrew Burton
Certains manifestants rencontrés à New York ont estimé que l'opération avait été un succès, un groupe ayant tout de même réussi à s'approcher à un coin de rue de la Bourse. D'autres étaient outrés de l'importance de la présence policière et ont estimé que leur droit à la manifestation avait été brimé.
Cette journée était en quelque sorte un test pour le mouvement des indignés new-yorkais, qui cherche à se réinventer après l'interruption forcée de son occupation permanente du parc Zuccotti.
« Tout le monde est optimiste. Nous nous ressourçons, le travail continue, avec ou sans quartier général », a affirmé Bill Dobbs, un porte-parole du mouvement.
Des manifestants ont marché dans le quartier financier, à New York, jeudi avant-midi.
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Mary Altaffer