![]() Harper réévalue les risques de la mission en AfghanistanMise à jour le lundi 31 octobre 2011 à 9 h 27 HAE
Le premier ministre Stephen Harper revient sur ses propos et affirme que la nouvelle mission de formation des Forces canadiennes en Afghanistan « comporte des risques importants ». Au lendemain de la mort d'un premier militaire canadien depuis la fin des opérations de combat, M. Harper a changé son fusil d'épaule dimanche en s'adressant aux journalistes à Perth, en Australie, après la conclusion d'un sommet des dirigeants du Commonwealth. Toute présence en Afghanistan, comme me l'ont appris mes propres voyages là-bas, est une entreprise risquée. Donc, les risques vont demeurer pour notre personnel de la défense. Stephen Harper Cette évaluation diffère de celle qu'il avait présentée en novembre 2010, lorsqu'il avait annoncé la prolongation de trois ans d'une présence canadienne en Afghanistan, composée d'instructeurs et de personnel de soutien. « Si nous pouvons maintenir une plus petite mission qui consiste seulement à de la formation, je pense franchement que ça représente un risque minimal pour le Canada », avait affirmé à l'époque le premier ministre. À l'origine, le gouvernement avait prévu mettre fin à tout déploiement considérable de troupes en Afghanistan, mais les alliés du Canada ont fait pression sur Ottawa pour le maintien d'un contingent après la mission de combat, en juillet 2011. Les conservateurs ont finalement acquiescé à leur demande, acceptant de laisser des membres des Forces canadiennes en poste, principalement dans la région de Kaboul. Un de ces militaires, le caporal-chef Byron Greff du 3e bataillon du régiment Princess Patricia's Canadian Light Infantry, a été tué samedi dans un attentat-suicide à la voiture piégée en périphérie de la capitale afghane. Ce décès a mis en relief les dangers que représente Kaboul, qui suscite une attention croissante en raison des attaques spectaculaires perpétrées dans la région par des combattants talibans opposés au gouvernement afghan. Stephen Harper a assuré dimanche que sa position sur les risques de la mission n'a pas changé. « Je pense effectivement qu'au contraire, j'ai toujours été clair : il y a encore des risques inhérents à cette mission », a-t-il dit. Le premier ministre quitte l'Australie dimanche pour rentrer au Canada. Il s'envolera dans quelques jours pour la France où se tiendra un sommet des dirigeants du G20 à Cannes. L'Afghanistan vu d'iciConsole Audio-vidéo
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