Des policiers kényans patrouillent dans la ville de Lamu.
Photo : AFP/PHIL MOORE
Les milices somaliennes d'Al-Shabab menacent de représailles « le coeur » du Kenya si Nairobi poursuit son « agression sur le sol somalien ».
Les forces kényanes ont annoncé dimanche qu'elles allaient intervenir militairement en Somalie dans le cadre d'une opération conjointe avec les forces somaliennes.
Des avions kényans ont d'ailleurs mené des raids sur deux bases militaires des rebelles pendant la fin de semaine en Somalie.
Le gouvernement du Kenya s'est dit déterminé à « poursuivre les Shabab », qu'il estime responsables d'attaques et d'enlèvements au Kenya.
De leur côté, les troupes somaliennes se sont rapprochées de la ville d'Afmadow, un ancien fief des insurgés, selon un responsable de l'armée somalienne.
L'opération kényane intervient après l'enlèvement jeudi de deux employées espagnoles de Médecins sans frontières, dans les camps de réfugiés de Dadaab, dans l'est du Kenya, à une centaine de kilomètres de la frontière somalienne.
Avant ces enlèvements, une Britannique et une Française avaient été kidnappées sur l'archipel de Lamu, voisin aussi de la Somalie.
Selon la police kényane, les quatre femmes auraient été amenées sur le territoire somalien. Les insurgés nient pour leur part être à l'origine de ces rapts.
Le gouvernement kényan tente de renforcer ses frontières contre les incursions des Shabab, qui menacent de nuire à son tourisme, un volet important de son économie.
Nairobi a notamment procédé à l'entraînement de milliers de recrues somaliennes afin d'assurer la surveillance et la sécurité de la zone frontalière, en plus de fournir un appui logistique aux troupes gouvernementales somaliennes.
Situé aux frontières de la Somalie, Dadaab est le plus grand camp de réfugiés au monde. Il accueille plus de 450 000 réfugiés, fuyant la famine qui fait des ravages dans en Somalie.