Le 11 septembre, 11 ans plus tard
Des étudiants français déposent un immense drapeau américain devant le Trocadéro, à Paris.
Photo : AFP/Fred Dufour
Des hommages aux quelque 3000 victimes du 11 septembre 2001 ont été rendus un peu partout dans le monde, dimanche, pour le dixième anniversaire des tristes événements.
À Paris, sur l'esplanade du Trocadéro près de la Tour Eiffel, des répliques de 25 mètres de haut des tours du World Trade Center ont été érigées, avec l'inscription « les Français n'oublieront jamais ». Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré que « la lutte contre le terrorisme n'est pas terminée, la menace est toujours là contre nos pays ».
En Allemagne, un service oecuménique rassemblant les religions chrétienne, juive et musulmane a été célébré à l'Église américaine de Berlin.
À Munich, des représentants de différentes religions ont participé à une cérémonie oecuménique en l'honneur des victimes du 11 septembre.
Photo : AFP/ANDREAS GEBERT
Plusieurs cérémonies se sont tenues en Grande-Bretagne, dont 64 ressortissants sont morts dans les attentats. À Londres, pendant la commémoration qui avait lieu au pied du mémorial aux victimes à Grosvenor Square, près de l'ambassade des États-Unis, une cinquantaine de militants islamistes du mouvement « Musulmans contre les croisades » ont manifesté devant la mission diplomatique américaine en criant des slogans antiaméricains tels que « USA terroristes ».
Au Pakistan, un pays également éprouvé par le terrorisme et où le commanditaire des attentats du 11 septembre, Oussama ben Laden, a été tué en mai dernier, le ministre des Affaires étrangères a dit se joindre aux Américains pour honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie le 11 septembre. Le ministre a réaffirmé la volonté de son pays « de renforcer la coopération internationale pour l'élimination du terrorisme ».
En Israël, le premier ministre Benyamin Nétanyahou a déclaré que le terrorisme menaçait l'existence même de son pays et que les terroristes étaient « sous l'influence de régimes radicaux comme celui de l'Iran ».
Des manifestants islamistes à Londres sont escortés par des policiers.
Photo : AFP/CARL COURT
En Italie, le premier ministre Franco Frattini a pour sa part estimé que l'on ne pouvait « pas vaincre le terrorisme seulement avec les armées », qu'il était nécessaire de faire aussi usage d'outils politiques, diplomatiques et culturels.
Le président de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a quant à lui déclaré que « le 11 septembre a été un jeu visant à influencer les émotions de l'humanité et à trouver un prétexte pour attaquer des régions musulmanes, et envahir l'Irak et l'Afghanistan en tuant un million de personnes innocentes ».
Plusieurs cérémonies ont également été célébrées au Canada, notamment à Ottawa, en Saskatchewan, à Terre-Neuve, au Manitoba, en Atlantique et au Québec.
Le premier ministre canadien Stephen Harper était dimanche à New York pour participer à une cérémonie commémorative en l'honneur des victimes des pays membres du Commonwealth.
11 septembre et printemps arabe
Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré dimanche que « les attaques du 11 septembre ont été le début d'un long hiver dans l'histoire mondiale », alors que le printemps arabe est « une nouvelle saison d'espoir ».
Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a abondé dans ce sens, jugeant que les mouvements de contestations populaires des derniers mois dans le monde arabe sont la preuve qu'Al-Qaïda « est de moins en moins importante pour l'avenir ».